mercredi, 21 septembre 2005

Humeur du soir...

 

Merci Fluide Glaciale pour ton acidité en phase avec la réalité.

samedi, 17 septembre 2005

La vie, c'est comme une dent

 

La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie

 

Boris Vian

dimanche, 11 septembre 2005

A bleuir de désir.

Hier soir, Vous m'avez attaché.

Pourtant, je ne me serai jamais échappée.

A l'heure où la lune se fait reine,

J'étais devenue votre prisonnière.

Chevilles et poings liés,

Reliés,

A ce lien métallique,

A chaque mouvement,

La chaîne rendait ce moment magique.

 

Tout au long de la nuit,

Vous avez marqué mon corps,

Par votre désir languissant,

Contrainte,

Impuissante,

Je ne pouvais recevoir,

Vos pincements que comme votre gloire,

Cette nuit est Votre victoire,

Vous m'avez envahi,

Et,

Je suis votre terrain conquis.

 

*Merci*

 

 

 

vendredi, 09 septembre 2005

Cet autre.

 

Deux corps qui s'affrontent,  complètement opposés.

Deux peaux qui se goûtent, pour être énivrées.

Deux coeurs qui s'écoutent, tam-tam de la Renommée.

Deux âmes qui s'éloignent....

Sont-elles déjà lassées ?

 

Image : Jan Saudek.

jeudi, 08 septembre 2005

Geisha du jour

=====Sans regret======

J'ai fait le deuil de me retrouver à vos pieds.

J'ai fait le deuil de vous appartenir,

J'ai fait le deuil d'être votre dominée,

J'ai fait le deuil, mais il faut vivre.

Tous les ingrédients étaient là,

Sauf l'essentiel,

le piment, le sel,

Je voulais que tout soit miel,

Mais ça n'avait pas de goût.

Juste celui de l'artificiel.

mercredi, 07 septembre 2005

"Retrouvailles"

 

Elle était là.. à côté, depuis maintenant de nombreuses années.

J'essayais de la fuir, pour enfin l'oublier.

Et pendant de longues années, je l'ai juste regardée.

 

Pardon ma vie,

Je n'ai fait que t'abîmer.

Pardon ma vie, de t'avoir ignorée.

 

Par tous les petits maux que l'on m'a infligé.

J'ai compris que je devais te dorloter.

Pardon, ma vie, je t'ai trop négligée.

 

J'ai repris ma vie,

après l'avoir longtemps mise de côté.

Maintenant, tu es à moi,

Emoi, je suis à toi.

                                                           [ Petite pensée de la journée en montant la rue Saint-Jacques ]

dimanche, 04 septembre 2005

.....Jolie Badine.....

Ta danse dans les airs,
ressemble à une parade nuptiale,
Et tu sais ce qu'il faut faire,
Pour entendre mes râles.

Ton chant me rend moins altière,
Et peu fière,
j'acquièse et j'ai mal,
Tu ne joues plus la chansonnette,
Mais un vrai récital.

A ma venue,
J'étais page blanche,
Sans retenue,
Tu as pris ta revanche.

Moi qui t'avais prise pour une bourdaine,
J'arrête mes calembredaines,
Enfin, tu retrouves ton domaine,

Et je l'avoue,

Jolie Badine,

je suis Tienne.

samedi, 03 septembre 2005

Geisha du jour

Dolorosa Soror

 

Nous sommes au mois de février, ma meilleure amie me tend ce livre. Elle ne fait pas partie de "ce monde". J'étais juste attirée par l'esprit de ces relations. J'en parlais sans l'avoir vécu.

Ce soir là, je me suis retrouvée seule chez moi, j'ai dévoré ce livre en une soirée.

Cette histoire est tragique. Pas "d'Happy End" en perspective. Pourtant l'intensité qui s'en dégage a tout de suite fait écho en moi.

C'est avec cette intensité que je veux vivre les choses.

C'était il y a trois ans, les pages sont encore  gravées dans ma mémoire.

Depuis, je connais cette intensité.

Sans elle, j'ai froid.

Livre en question : Dolorosa Soror de Florence Dugas.

jeudi, 01 septembre 2005

L'artiste de ma vie

 

Parole de Ma Mère ce jour:

 

je vais reprendre ma peinture pour défouler mes

névroses sur les couleurs...

 

Chère Claire,

Réponse à Claire :

 

Je ne vois pas quel écrit vous aurait mis le doute sur sa véracité.
Parfois, il s'agit de la retranscription de ce qu'il s'est passé. Parfois, l'expression d'un simple désir.
Mais quoi qu'il en soit, il s'agit toujours de moi. Ces mots aussi forts qu'ils puissent être, sont ce qui m'anime, ce que j'ai vécu, ce que je souhaite (re)vivre.

Concernant, le mal.. la douleur. Il n'est pas une chose aisée à expliquer. Mais si vous lisez par exemple ce texte [85 rue de la Pompe] Adresse qui existe par ailleurs.  (libre à vous de penser s'il s'agit de vécu ou  non)  Je parle autant de la douceur que de la douleur. Car ces deux extrèmes se rejoignent étrangement. Plus elles sont exacerbées plus on les sent transpercer notre coeur, notre corps. Certaines personnes ont besoin de sentir le puissant, le fort, le dur, le doux, pour prendre conscience de la présence de l'autre. J'en suis.  
Je ne suis pas masochiste, mais j'ai un  masochisme. (Ce n'est pas la même chose.) Une femme somme toute charmante a dit ou plutôt écrit sur son journal intime électronique: Quand tu me fais mal, j'ai moins mal. Je le pense aussi. Il n'est pas question ici de la douleur qui détruise, de la douleur qui vous perd. Non, il est question de la douleur qui vous dépasse, qui vous surpasse, à la limite de la transcendance. Je peux comprendre que l'on puisse être choqué ou à mille lieux de cela. Mais si l'on se remémore certaines choses, la douleur a toujours fait partie de l'érotisme et de l'initiation.La première fois que l'on fait l'amour, on a mal. Cet homme à qui l'on offre notre fleur transperce nos entrailles et pourtant on appelle ça l'acte d'amour.  Adolescente, je me souviens d'un film qui m'avait troublée, troublée dans le sens où je ne comprenais pas ce qu'il se passait.

Je plante le décor:

Un film pseudo tragico-romantique;  Deux amants se retrouvent, les moments sont si sulfureux et intenses qu'elle lui laisse toujours des marques de ses ongles sur le dos. Il rentre griffé, marqué par son aimée secrète. Cela peut paraître anodin, mais moi... ado naïve et innocente, je me demandais pourquoi ils avaient besoin de se faire mal, pourquoi il était troublé par ces traces.

C'est d'un tout autre degré mais la nature peut paraître similaire.

On a un besoin de marquer son territoire, de marquer l'être aimé. Soit par la douceur, soit par la douleur. Et là, pour le coup, il ne s'agit pas de sadisme, mais juste de prendre possession de l'autre.

Laissons à Hegel, La Dialectique du Maître et de l'esclave, théorie auquel j'adhère totalement (D'un point de vue philosophique et politique) étant une hégelienne convaincue. Mais ce n'est pas de ça dont il s'agit ici. Encore une petite précision, je ne parle pas d'esclavage.

Vous vous demandez qui a réellement le pouvoir; le dominant ou le dominé ?

A mon humble avis, ils ont tous deux un pouvoir certain, mais il ne s'agit absolument pas du même.

 Le contrôle ? Je suis persuadée qu'il appartient au dominant, avec l'accord de l'autre. Le dominé ne cherche qu'à s'abandonner, à lacher-prise, à s'oublier.

Le plaisir ? Chacun y trouve ce qu'il est venu chercher, car à chacun sa place.

En tant que dominée, mon plaisir n'est pas de manipuler le dominant, que les cieux m'en préservent ! Mais de sentir son autorité s'assoir. De le voir prendre la direction des choses. De me rendre chose.

Vous me dites que cela vous rappelle certaines choses.. donc vous savez que cela se vit.

J'ai essayé spontanément de répondre à votre post. J'espère que je vous ai offert plus de réponses que de questionnements.

Si ce n'est pas le cas... mes pages vous sont ouvertes.

 

Eleuthéria *En chair et en Os*

 

 


 

mardi, 30 août 2005

- 85 rue de la Pompe, Paris 16ème-

 

 

Du coin de la rue, je découvre l'hôtel particulier. Je sonne, j'ouvre la porte. J'aperçois une femme et lui annonce que je suis attendue par Monsieur Sinclair. Elle me sourit et m'indique la chambre 9 au deuxième étage.

 Je monte les escaliers, vite.. Je les escalade, je me sais en retard. Mais je dois ralentir, mon coeur bat trop vite. Sûrement parce que je me suis empressée mais aussi parce que je suis nerveuse. Je ne sais ce qui m'attend derrière cette porte. Je reste sur le seuil quelques instants, le temps de reprendre mes esprits. Ma respiration est haletante, j'essaye de me calmer mais je n'en ai pas envie et je n'en ai plus le temps, j'ai envie de vous voir.

 Revoir vos yeux.

 Je frappe doucement... je baisse les yeux; sur le pas de la porte, il y a deux marches. Nous aurons donc la chambre dont vous m'aviez parlé au téléphone la veille. Une chambre vraiment particulière sous les toits, la porte donne sur un escalier pour accéder à la chambre, vous verrez c'est charmant... J'en conviens. Cette chambre m'a beaucoup plu. J'adorerai revenir avec vous dans ce petit nid.

La porte s'ouvre, et mes yeux retrouvent les vôtres. J'ai du mal à échapper à ma nervosité, mais vous voir me rassure, je me sais entre de bonnes mains. Je monte les escaliers, vous regardez mes jambes, ma croupe, je dandine discrètement pour le plaisir de vos yeux. Il y a une atmosphère sereine dans cette pièce, pourtant mon coeur bat la chamade. C'est la première fois que je me retrouve avec un homme rencontré dans "ce" contexte dans une chambre d'hôtel en plein après-midi.

 Le temps s'est arrêté dans cette chambre, j'imagine les retrouvailles d'amants d'il y a vingt ou trente ans, voler du piquant à la vie.

J'ai chaud, le ventilateur tente en vain de me rafraîchir mais le calme se récupère tout doucement. Je pense que vous captez ma nervosité. Vous m'amenez à la fenêtre, et nous nous regardons enfin dans les yeux, moment hors du temps que j'aime savourer. Vous laissez place à la douceur, vous me touchez du bout des doigts, doucement, délicatement, un simple contact avec votre peau, et je frisonne. Quel délice. Pendant plusieurs minutes vous réveillez ma peau au rythme de vos caresses. Vous m'offrez ensuite cinq minutes pour vous découvrir. Je n'en ai eu que deux .. à peine. Monsieur a triché et me doit quelques minutes... une occasion pour se revoir assurément. Pendant ces deux longues-courtes minutes, je découvre votre corps, je m'imprègne de votre odeur.. je vous goûte. Mais très vite, vous reprenez le dessus, je me retrouve les jambes tendues, les fesses cambrées prenant appui sur la chaise aux faux airs Louis XV. J'ai la jupe relevée, mes fesses à votre vue, vous les ouvrez, j'ai honte... je sais que vous regardez entre mes fesses. Mais cette honte là n'est pas la honte excitante, c'est la honte-honteuse, celle dans laquelle on se sent mal, qu'il faut vivre comme une étape à franchir. Cela me plait qu'à moitié, mais vous asseyez votre domination sur moi, alors je vous laisse faire.

Première jouissance: je suis à genoux, vous me tenez par les seins et je me caresse. Tant que je ne jouis pas, vous allez me les serrer fort. De plus en plus fort. Cela m'excite.

 J'ai mal, je mouille.

 Je souffre, je suis inondée.

 Je me souviens des mots.. de vos mots utilisés à ce moment là. Droit dans les yeux c'était fort, puissant. Je me sens totalement entre vos griffes, vous m'arrachez les seins, ils ne sont plus mien. Vous extirpez ma jouissance, et je tombe devant vous, vidée. Vous m'installez sur le fameux fauteuil, et pour que je reprenne mes esprits vous offrez à ma vue, " le mont des plaisirs" . La vue de votre queue me redonne des forces., même dans mes fantasmes, je ne pouvais la voir si belle, si douce, si imposante, si puissante. Moment délicieux, vous me mettez face à mes dires... "L'Ode à la Queue" Oui, j'aime une belle queue, Oui j'ai envie de l'avaler. Je la regarde et j'en ai l'eau à la bouche. Vos yeux pétillent.. Et vous savez que j'en ai autant envie que vous. C'est à genoux que je vous mange. Je l'a lèche comme une glace, cette queue. Je l'a caresse délicatement, cette belle queue, Je l'a convoite langoureusement.

 Je ne me souviens plus comment, mais je me retrouve à quatre pattes sur le lit. Lit posé sur une stèle ovale, digne des films érotiques des années 70/80. Je suis là à quatre pattes, cambrée.. enfin j'essaye. Vous me rappelez à l'ordre, je dois être cambrée, bien cambrée...!

 L'approche du martinet se fait en douceur... il me caresse de ses lianes de cuir; mon cul, mon dos.. mes épaules, ma nuque, mon visage.. il repère le domaine. La chronologie se perd dans mes souvenirs. Vous me fessez calinement, cela vous permet d'explorer mes abysses. Et là... malheur, vous découvrez que la jeune femme soignée a manqué à ses propres exigences. Je ne suis pas "bien épilée". L'intérieur de mes lèvres s'ornent d'une lisière de poils. Cela contrarie vos exigences. Je suis corrigée... fessée, fouettée. Mais je vous offre une résistance. Je ne vous dirais pas facilement "Oui Monsieur" Vous allez mettre à mal mon endurance. Tant que je ne le dis pas, vous allez me battre. Je suis prête, et j'acquiesce les coups. Ils se font de plus en plus durs. Vous me prévenez que je finirai par céder... je le sais au fond de moi. Je dois regarder le miroir imposant qui habille tout le mur. (Était-ce une glace sans tain ?) Je dois affronter du regard votre bras leste qui s'abat sur ma croupe. Je la sais ferme, large, prête à recevoir. Blanche.. elle devient rouge, cuisante, chaude. Je dois me regarder. Je vois mon cul coloré de votre colère. Et là... je plie..

 Je vous le dis Monsieur:

 "Oui Monsieur... "

Je suis allongée, je sens la chaleur sur mon postérieur, entre mes deux mains je tiens mes seins..et vous giclez dessus. Je ne me sens pas souillée, plutôt ravie de vous voir jouir, prendre du plaisir. La volupté prend place...nous parlons, nous nous regardons.

Belle journée en somme....

vendredi, 26 août 2005

Geisha du jour

Une nouvelle histoire

Si on m'avait parlé de ma soirée d'hier, il y a deux ans jamais je n'aurai pu y croire.

Si on m'avait dit que la douleur peut rapprocher deux femmes jamais je n'aurais pu l'imaginer.

Si on m'avait dit que je serai liée à elle de cette façon, jamais je n'aurai pu le concevoir.

Si on m'avait dit qu'elle me porterai avec ses bras fragiles dans cette étape importante de notre histoire commune, Je me serais dit: arrêter de me raconter des histoires!

Et pourtant, je découvre enfin cet être formidable, nous nous retrouvrons tous les deux, anciennes "rivales", nous nous découvrons soeurs de douleur.

Elle a veillé sur moi hier, on va écrire enfin notre histoire. Lui, cet infame, ne détient plus la plume de nos vies. Un jour d'avril, je lui ai arraché ma page, elle a mis plus de temps, mais lui a cassé sa plume en deux.  

Tous peuvent juger, tous peuvent fantasmer sur les vrais auteurs de ce drame. Mais personne ne sait ce que l'on a vécu. Personne ne connaitra notre souffrance. Personne ne pourra comprendre mieux qu'elle le mal que j'ai porté. Personne ne pourra ressentir tout ce malheur qu'elle a vécu mis à part moi.

Liées comme deux otages d'un bourre-O. (comprendra qui pourra) Il est devenu victime de son propre scénario. Cela suffit.

 

 

 

Tu sais que ce n'est pas toujours facile, mais enfin nous ressemblons à deux oiseaux libres.

Merci, pour ton amitié que je serai cajoler.

Merci, pour ton regard bienveillant, je serai te le rendre.

Merci, pour cette complicité, nous l'avons bien méritées.

Je ne t'oublie pas "So" , joli cadeau d'août.

*Hier, nous étions sans conteste les Trois Drôles de Dames*
(Degas, Trois femmes aux courses)

jeudi, 25 août 2005

Geisha du jour

Voilà une belle Geisha incarnant la tradition japonaise, cette photo ancienne inaugure une série de ces femmes sachant exhalter leur féminité.

mardi, 23 août 2005

°°°°°° Ode à la Queue °°°°°°

Ô Queue,

Je veux venir boire à ta source,

La liqueur de ce vit,

En avoir pleins les papilles,

Ô Queue,

Je veux te voir conquérante,

Tel un vaisseau plongeant dans mon océan,

Belle Queue,

J'ai envie de te dorloter,

Mais avant, je veux,

T'escalader,

Te chevaucher,

Gravir ce mont des plaisirs,

Viens entre mes cuisses,

Enfonce toi,

Défonce moi !

A mort !

Râle!... râle!

Encore et encore.

Sois mon bâton de Pèlerin,

Montre moi le chemin,

Pour atteindre,

Enfin,

Ma faim.

Tu as le visage du Malin,

Pêcheresse,

Je te garde,

Je t'avale,

Tu es à moi,

 

Belle Queue,

Je veux te sentir au fond de mes entrailles,

Je te garde,

Je t'avale,

Tu me mets en émoi,

Dès que tu gicles en moi,

 

Douce Queue,

Tu deviens fragile, inoffensive,

Tu n'es plus conquérante,

Tu n'es plus Atalante,

 

Ô ma petite,

Viens dans mes bras,

Je vais enfin,

Te caresser,

Te dorloter,

Te caliner,

Pour te rendre plus forte,

Plus dure,

Et...enfin t'avaler....te garder.

 

Pour toi, ma "So".

lundi, 22 août 2005

*A m'en faire palpiter le coeur*

Tous ces murmures de miel,

Que vous glissez à mon oreille,

A m'en faire palpiter le coeur,

 

Toutes ces louanges,

Que vous m'arrachez au son du fouet,

A m'en faire palpiter le coeur,

 

Tous ces regards de glace,

Que vous me jetez,

Quand je deviens orage,

A m'en faire palpitez le coeur,

 

Toute cette douceur qui m'emprisonne,

Quand vous serrez la corde,

A m'en faire palpiter le coeur...

 

dimanche, 21 août 2005

L'attente


 Ce dimanche a été morose,

 Peut-être, parce que je n'ai pas d'écchymose,

Aucune trace sur mon corps,

Encore moins dans mon coeur,

 

Je hais attendre,

 

Surtout quand il s'agit de l'inconnu,

Et sans aucune retenue,

Je vous le dis,

 

Je hais attendre,

 

Dites-le lui, puis,

Qu'il l'entende,

Qu'il me fasse comprendre,

Que le temps n'est rien,

 

Dites-le lui,

Qu'il se fasse voleur,

Qu'il jette à la dérobée,

Toutes ces heures,

Qui vont nous séparer,

 

Dites-le lui,

Qu'il doit penser à moi,

Au moindre crissement de soie,

 

Mais Vous,

Dites-le moi,

Que ce temps entre nous,

Ne mérite pas mon désarroi.

 

 

samedi, 20 août 2005

Un bon coup de Fouet (3)

Mais avant demain,
Chacun part sur une île,

Sur la sienne,
Elle retrouvait son Dieu grec,
Et l'esclave,
Pour la sienne,
Elle voulait être son Euterpe,
Et enclave.

Et ce jour prochain,
La Lettrée trouvera peut-être,
Son chemin,
Par cette liane de cuir,
Au bout de Sa main.

Elle se souvient d'hier,
De cette morsure en ses saints,
A genoux, pour prière,
De Le retrouver demain...

"Eleuthéria"

Un bon coup de Fouet (2)

 

Sur son île,
La Lettrée travaillait,
elle oubliait
perdue dans la ville,
l'objet de son travail,
préférant vivre,
lire et parcourir.
Emue et troublée,
elle abandonnait Aristote et les siens,
pour mieux profiter
des blogs et des liens.
Au détour d'une rue,
elle se reconnut
en même temps que ses désirs
et plaisirs.

Il la contempla
heureux et malicieux,
le fouet dans la main;
son échine courbée,
elle promit ses grands Dieux
le revoir Demain.

"IL"

jeudi, 18 août 2005

Un bon coup de fouet !

Sur mes fesses blanches comme deux cocos,
Je veux voir le rouge sang devenir héraut
Mon corps vierge encore
De ses envies sadiques
deviendra
Le royaume de ses coups maléfiques
Et pierre brute sans éclat
Je deviendrai
Une belle pépite d'or
Et ceci ne serait que l'encas.
Fouettez-moi
Fouettez-moi encore
Je veux mourir ou prendre vie
Sous vos coups
Et devenir Votre égérie
Pas d'un bourru
Mais de mon bourreau
Fouettez-moi
Fouettez-moi encore
Jusqu'à en être bourrée.
*
*
*
*
*
*
(Affiche de publicité des parfums Caron)
"Coup de Fouet"
Le parfum d'Aphrodite
Un présent à offrir à Madame
Caron

mardi, 16 août 2005

Beethoven ou l'élixir de vie

 

 

 

 J'ai écouté toute la journée la Neuvième Symphonie. Pendant longtemps, je ne pouvais que l'écouter seule. Egoïstement je refusais de partager ce moment. Je me retrouvais enfin seule avec Lui.

Il est le premier musicien dont je sois tombée amoureuse. Je devais avoir 8 ans. 

Son regard me glace et me séduit.

N'est-ce pas l'homme idéal ? Représentant la force, la créativité, l'intransigeance.

**Je vous aime mon cher Ludwig.**

-----------------Attachement--------------------

J'ai un rapport particulier au métal, aux chaines,et un réel plaisir à être en contact avec.

 Plaisir visuel: c'est lisse, net, parfait.

 Plaisir tactile: c'est froid, lourd et rigide.

 Le contact avec les chaines est un véritable délice; sentir cette lourdeur s'appesantir sur ma cheville, être tenue en éveil par la froidure du métal.

Me sentir prisonnière, attachée.

Quel érotisme d'être devant 'son aimé' enchainée et  à sa merci.    

 

                                                    

 Être attachée, c'est me sentir attachée à l'autre,

 et matérialiser cette chaine invisible qui nous lie.

 

 

 

lundi, 15 août 2005

*Baiser*

Nos lèvres se sont rencontrées, concrétisant cet instant tant attendu.

Nos lèvres se sont apprivoisées, et quel délice d'y avoir goûté.

Nos lèvres se sont imaginées, et le rêve n'a pas été plus beau que l'instant vécu.

Nos lèvres se sont fixées, mais n'écrivent pas encore le chemin emprunté.

 

(Photo Helmut Newton)

dimanche, 14 août 2005

Va-t-il m'embrasser....?

Voilà plusieurs fois que nous nous rencontrons...

Nous ne nous touchons pas.

Approche délicate ?

Début d'une histoire platonique ?

Je ne sais pas.

Mais lorsque je le regarde parler, lorsque je vois ses lèvres s'articuler,

J'ai envie de les goûter.

Vendredi soir, sur les bords de la Seine, bravant le froid nous restons des heures à converser.

Nous parlons de Lévinas mais je pense à Eluard.

 

 

N

I



A quoi penses-tu ?
Je pense au premier baiser que je te donnerai.

II


Baisers semblables aux paroles du rêveur
Vous êtes au service des forces inventées.

III



Aux rues de petites amours
Les murs finissent en nuit noire
J'aime
Et mes rideaux sont blancs.

IV



Sans éclat et douce à son nid
Elle apparaît dans un sourire.

V



Le 21 du mois de juin 1906
A midi
Tu m'as donné la vie.

VI



J'ai dit facile et ce qui est facile
C'est la fidélité.

VII



Il faut la voir au dur soleil grevé de roches inaccessibles
Il faut la voir en pleine nuit
Il faut la voir quand elle est seule.

- 1942 -

Ce poème provient du recueil intitulé " Poésie et vérité"

Tableau : "Lovers" by Magritte

Oeil de sourd...

Oeil de sourd
Faites mon portait.
Il se modifiera pour remplir tous les vides.
Faites mon portrait sans bruit, seul le silence,
A moins que - s'il - sauf - excepté -
Je ne vous entends pas.

Il s'agit, il ne s'agit plus.
Je voudrais ressembler -
Fâcheuse coïncidence, entre autres grandes affaires.
Sans fatigue, têtes nouées
Aux mains de mon activité.

Paul Eluard, L'amour la poésie (1929)

 

 

jeudi, 11 août 2005

Dansez sur moi ...

Un samedi soir de juin, je suis allée à une soirée consacrée à des chorales. J'ai découvert une chanson magnifique et un lieu particulier. Cela se passait dans l'ancien couvent des Récollets près de la gare de l'Est.  Il y avait une chorale du Nordeste, une venant du pays basques avec des hommes virils comme on en fait plus et la chorale du quartier qui a chanté "Dansez sur moi"  chanson des années 40 me semble-t-il et qui a été reprise entre autre par Nougaro.

Dansez sur moi dansez sur moi
Le soir de vos fiançailles
Dansez dessus mes vers luisants
Comme un parquet de Versailles
Embrassez-vous, enlacez-vous
Ma voix vous montre la voie

La Voie lactée, la voie clarté
Où les pas ne pèsent pas

Dansez sur moi
Dansez sur moi
Dansez sur moi
Dansez sur moi
dansez sur moi

Qui tourne comme un astre
Etrennez-vous, étreignez-vous
Pour que vos cœurs s'encastrent
Tel un tapis, tapis volant
Je me tapis sous vos pieds
C'est pour vous tous que sur mes doigts
La nuit je compte mes pieds

                                         Dansez sur moimedium_serie_20tango.4.jpg
Dansez sur moi
Dansez sur moi
Dansez sur moi
dansez sur moi

Le soir de mes funérailles
Que la vie soit feu d'artifice
Et la mort un feu de paille
Un chant de cygne s'est éteint
Mais un autre a cassé l'œuf
Sous un saphir en vrai saphir
Miroite mon sillon neuf

Dansez sur moi Dansez sur moi Dansez sur moi