mardi, 14 février 2006

Cannibalisme

Mange

Moi

Croque

Moi

Avale

Moi

Je t'en supplie ....
Fais de moi qu’unebouchée

 

 

 

Mes lèvres comme

 

 

amuse-gueule

 

 

 

Mes seins comme

 

 

gueuleton

 

 

 

Mes fesses comme

 

 

en-cas.

 

 

 

 

Et si tu as encore

 

 

 faim,

 

 

......

 

 

AVALE- MOI

 

 

 

(photo: Jennilaine)

 

 

 

 

TOUTE  CRUE !

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque je vois tes yeux pétiller de colère,
Que tes maxillaires se serrent,
Tes insicives mordent ta lèvre inférieure,
Et ta bouche frétiller,
Je sais que tu vas me manger.
Tu présentes ta main,
Comme autel de mon offrande.
Tes yeux me font comprendre que tu veux te repaître.
Mon premier geste, Oie blanche, est de ne pas comprendre ton appel.
Mais prédateur que tu es.
Tu me désignes comme ta proie préférée.
Et je plonge dans ton Get-apens.
Je suis encerclée par tes mains.
Menottée par ta faim.
Piègée par ton regard.
Victime consentante,
Je te tend ma main
Plus tard, tu auras ma bouche.
Tu choisis un beau morceau de chair,
Je sais que tu vas me croquer.
Tes dents s'enfoncent dans ma peau moelleuse,
Mes yeux de biche se perdent dans ceux de son chasseur
Ma main victime se ferme sur celle de son bourreau
Tes crocs s'enfoncent dans la chair,
Ma main sursaute de douleur,
Mais ne fuit pas.
Mon souffle se coupe
et étouffe mes cris.
Mes yeux se révulsent légèrement par la douleur exquise.
J'ai mal - Je ne fuis pas.
J'ai mal - Je reste là.
J'ai failli crier et alarmer l'assistance.
Je découvre en même temps, ma paume croquée et notre déjeuner.
Tu m'ouvres l'appétit lorsque tu m'avales.
"Manger de son semblable, c'est absorber une nourriture spécifique et, si l'on peut dire, idéale." (Rémy de Gourmont)
{ Illustration 1&2  de Joko - "Apologie du Cannibalisme" de Rémy de Gourmont (Ed.des 4 Mers) }

mardi, 03 janvier 2006

*** Je veux être une Maiko ***

Une geisha n'est pas une prostituée et ne le sera jamais. Il faut quinze minutes à une hôtesse de bar pour apprendre à s'asseoir sur un tabouret ; des années à une maïko pour être digne d'apparaître en société.
Eric Martin/Le Figaro Magazine
Je veux être une Maiko,
Objet de la délicatesse absolue,
Rêve masculin éternel,
Je veux être une Maiko,
Esthétisme
Aux règles et moeurs qui ne sont plus connus,
Atteindre cet absolu.
Je veux être une Maiko...
Apprendre à :
Bouger
Parler
Chanter
Manger
Marcher
Converser
Charmer
S'incliner
S'orner
Rêver
Faire rêver
Inspirer.
Devenir:
Patiente,
Gracile,
Gracieuse,
Cygne,
Fleur,
Oeuvre,
Jamais pieuvre,
Désir,
Flexible,
In-accessible,
Muse.
Je veux être une Maiko...
*
*
*
*
Petit voyage avec  Le Figaro :
                              http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/genimprime?cle=200... 

== A la reconquête de son corps ==

 

 

Picabia

 

 

On offre son corps à l'autre.

Il devient terrain de jeux,

Mais pas du  je.

Il se fait Far-west,

Prêt à être conquis.

Il devient l'embarcadère,

Des émotions.

Il est à l'image,

D'un oasis, refuge des plus belles hallucinations.

Puis, un jour, il n'est plus qu'un terrain vague.

Il a fermé ses frontières.

Il ne veut plus être piétiné.

Il regagne sa souverainneté.

C'est là, que le "je" commence.

Il se fait conquérant de sa terre natale.

Anneaux mis par sous-mission,

Cercle de métal transperçant la peau.

Ils étaient de trop.

Le temps a permis, aux boules de chair couleur saumon de redevenir vierges.

Et c'est par un désir de liberté qu'ils sont à nouveau piercés.

 

mardi, 20 décembre 2005

La Baie Déesse aime chasser le poil

Un vent de panique souffle sur la planète Dédé-sm : la soumise est-elle poilue ?

Entre les questions de routine comme :

- Vous êtes soumise depuis toujours  ? (J'suis née avec...)

-  Vos pratiques ? (Des moins pratiques  au franchement athlétiques)

-  Bla-bla-bli… et bla-bla-bla…. 

Puis, vient le moment de la fatidique question qui turlupine le cerveau de certains : Etes-vous épilée ??

 

                   Photo : Jan Saudek

                                                

Au départ, j’en restais sans voix, ne comprenant pas comment on pouvait se permettre de poser ce genre de question à une parfaite inconnue. Réaction naturelle, je ne saisissais pas l’intérêt et l’enjeu de la réponse. 

Hypothèses :

-Soit, ils sont tous trichophobes. Et cela relève du domaine médical.

-Soit, ils ont le cerveau pollué par l’image de la femme donnée par le septième art de la queue. (Hypothèse soumise par un de mes interlocuteurs ne faisant pas partie du lot.)

[NDRL :Cela aussi, relève du domaine médical]


 

Il y a quelques semaines, je rencontre un homme dominateur sur une boite à parole-sm. Je  lis  son profil : Homme intellectuel, brillant, cérébral.. etc. Puis, je l’ai au téléphone ; là il me parle de son métier, il est journaliste, on parle de voyage, d ‘écriture.. Il me propose de se voir, spontanément j’accepte. Il ne s’agit que d’une rencontre avec un homme qui a l’air charmant. Nous allons donc boire un verre, nous discutons, nous parlons bdsm, (Je me dis, pour le moment, Tout  va bien) Il me raccompagne en tout bien tout honneur,  et là.. Croyez-le ou non, il me regarde dans les yeux et me demande: 

   - T'es épilée ???                                                       

J’ai hésité entre vomir et éclater de rire.

J’ai préféré rentrer chez moi, la bouche propre, et la brise entre mon entrejambe.

 


 

Clémentine Delait

(1865-1939)

Alias : "La femme à barbe"

 

 

Et pour bientôt.....

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Dis...

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T'avales...?

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Ou tu recraches ????
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Photos de Michael Stipe - chanteur (REM) - pour la campagne Oxfam pour le commerce équitable : le lait.



 
 Nota Bene: Je ne milite pas pour le P.O.I.L.
 
 
 

dimanche, 20 novembre 2005

Hotel Iris de Yoko Ogawa.

Yoko Ogawa est une écrivaine que j'aime énormément.

J'ai pris à la bibliothèque un de ses romans "Hotel Iris"  .

J'ai été très surprise.

Il s'agit de l'histoire d'une très jeune femme travaillant dans l'hotel familial et d'un vieux monsieur traducteur vivant sur une île.

La rencontre est fabuleuse. Un soir à l'hotel, une femme sort précipitemment de sa chambre, en insultant l'homme qui l'accompagnait .

La réaction de l'homme: "Tais toi putain"

Mari se dit qu'elle n'avait jamais entendu un ordre résonner d'une manière aussi belle. Il en émanait un sang-froid, majesté et conviction(...)

Ils se voient de nouveau mais entreprennent une relation comme j'aime.

Lorsqu'ils sont ensemble en public, il est prévenant et doux. Mais dès qu'ils se retrouvent chez lui, sur l'île, il donne le ton. C'est lui qui décide et qui donne les ordres.

Il n'est pas essentiel de lire de la littérature dite sm ou bdsm pour lire la magie de ses rapports.

Pour vous mettre l'eau à la bouche...

" Ce jour-là, le traducteur m'ordonne de lui mettre des chaussettes(...)

C'était la première fois que je voyais ses pieds nus. Et pas seulement ses pieds. Jusqu'alors, je n'avais jamais rien vu de ce qui était dissimulé sous ses vêtements. Les battements de mon coeur se précipitèrent à la seule pensée que mes lèvres allaient le toucher à cet endroit.(...)

Seules mes lèvres étaient en contact avec lui. Il était en veston sur le lit et j'étais complètement nue, à quatre pattes. J'eus néanmoins le sentiment d'un étreinte complète"

 

Cette note est dédiée à une de mes correspondantes avec qui j'ai parlé de littérature "bdsm" cette semaine à qui je conseille vivement ce livre.

dimanche, 04 septembre 2005

.....Jolie Badine.....

Ta danse dans les airs,
ressemble à une parade nuptiale,
Et tu sais ce qu'il faut faire,
Pour entendre mes râles.

Ton chant me rend moins altière,
Et peu fière,
j'acquièse et j'ai mal,
Tu ne joues plus la chansonnette,
Mais un vrai récital.

A ma venue,
J'étais page blanche,
Sans retenue,
Tu as pris ta revanche.

Moi qui t'avais prise pour une bourdaine,
J'arrête mes calembredaines,
Enfin, tu retrouves ton domaine,

Et je l'avoue,

Jolie Badine,

je suis Tienne.

samedi, 03 septembre 2005

Dolorosa Soror

 

Nous sommes au mois de février, ma meilleure amie me tend ce livre. Elle ne fait pas partie de "ce monde". J'étais juste attirée par l'esprit de ces relations. J'en parlais sans l'avoir vécu.

Ce soir là, je me suis retrouvée seule chez moi, j'ai dévoré ce livre en une soirée.

Cette histoire est tragique. Pas "d'Happy End" en perspective. Pourtant l'intensité qui s'en dégage a tout de suite fait écho en moi.

C'est avec cette intensité que je veux vivre les choses.

C'était il y a trois ans, les pages sont encore  gravées dans ma mémoire.

Depuis, je connais cette intensité.

Sans elle, j'ai froid.

Livre en question : Dolorosa Soror de Florence Dugas.

mardi, 30 août 2005

- 85 rue de la Pompe, Paris 16ème-

 

 

Du coin de la rue, je découvre l'hôtel particulier. Je sonne, j'ouvre la porte. J'aperçois une femme et lui annonce que je suis attendue par Monsieur Sinclair. Elle me sourit et m'indique la chambre 9 au deuxième étage.

 Je monte les escaliers, vite.. Je les escalade, je me sais en retard. Mais je dois ralentir, mon coeur bat trop vite. Sûrement parce que je me suis empressée mais aussi parce que je suis nerveuse. Je ne sais ce qui m'attend derrière cette porte. Je reste sur le seuil quelques instants, le temps de reprendre mes esprits. Ma respiration est haletante, j'essaye de me calmer mais je n'en ai pas envie et je n'en ai plus le temps, j'ai envie de vous voir.

 Revoir vos yeux.

 Je frappe doucement... je baisse les yeux; sur le pas de la porte, il y a deux marches. Nous aurons donc la chambre dont vous m'aviez parlé au téléphone la veille. Une chambre vraiment particulière sous les toits, la porte donne sur un escalier pour accéder à la chambre, vous verrez c'est charmant... J'en conviens. Cette chambre m'a beaucoup plu. J'adorerai revenir avec vous dans ce petit nid.

La porte s'ouvre, et mes yeux retrouvent les vôtres. J'ai du mal à échapper à ma nervosité, mais vous voir me rassure, je me sais entre de bonnes mains. Je monte les escaliers, vous regardez mes jambes, ma croupe, je dandine discrètement pour le plaisir de vos yeux. Il y a une atmosphère sereine dans cette pièce, pourtant mon coeur bat la chamade. C'est la première fois que je me retrouve avec un homme rencontré dans "ce" contexte dans une chambre d'hôtel en plein après-midi.

 Le temps s'est arrêté dans cette chambre, j'imagine les retrouvailles d'amants d'il y a vingt ou trente ans, voler du piquant à la vie.

J'ai chaud, le ventilateur tente en vain de me rafraîchir mais le calme se récupère tout doucement. Je pense que vous captez ma nervosité. Vous m'amenez à la fenêtre, et nous nous regardons enfin dans les yeux, moment hors du temps que j'aime savourer. Vous laissez place à la douceur, vous me touchez du bout des doigts, doucement, délicatement, un simple contact avec votre peau, et je frisonne. Quel délice. Pendant plusieurs minutes vous réveillez ma peau au rythme de vos caresses. Vous m'offrez ensuite cinq minutes pour vous découvrir. Je n'en ai eu que deux .. à peine. Monsieur a triché et me doit quelques minutes... une occasion pour se revoir assurément. Pendant ces deux longues-courtes minutes, je découvre votre corps, je m'imprègne de votre odeur.. je vous goûte. Mais très vite, vous reprenez le dessus, je me retrouve les jambes tendues, les fesses cambrées prenant appui sur la chaise aux faux airs Louis XV. J'ai la jupe relevée, mes fesses à votre vue, vous les ouvrez, j'ai honte... je sais que vous regardez entre mes fesses. Mais cette honte là n'est pas la honte excitante, c'est la honte-honteuse, celle dans laquelle on se sent mal, qu'il faut vivre comme une étape à franchir. Cela me plait qu'à moitié, mais vous asseyez votre domination sur moi, alors je vous laisse faire.

Première jouissance: je suis à genoux, vous me tenez par les seins et je me caresse. Tant que je ne jouis pas, vous allez me les serrer fort. De plus en plus fort. Cela m'excite.

 J'ai mal, je mouille.

 Je souffre, je suis inondée.

 Je me souviens des mots.. de vos mots utilisés à ce moment là. Droit dans les yeux c'était fort, puissant. Je me sens totalement entre vos griffes, vous m'arrachez les seins, ils ne sont plus mien. Vous extirpez ma jouissance, et je tombe devant vous, vidée. Vous m'installez sur le fameux fauteuil, et pour que je reprenne mes esprits vous offrez à ma vue, " le mont des plaisirs" . La vue de votre queue me redonne des forces., même dans mes fantasmes, je ne pouvais la voir si belle, si douce, si imposante, si puissante. Moment délicieux, vous me mettez face à mes dires... "L'Ode à la Queue" Oui, j'aime une belle queue, Oui j'ai envie de l'avaler. Je la regarde et j'en ai l'eau à la bouche. Vos yeux pétillent.. Et vous savez que j'en ai autant envie que vous. C'est à genoux que je vous mange. Je l'a lèche comme une glace, cette queue. Je l'a caresse délicatement, cette belle queue, Je l'a convoite langoureusement.

 Je ne me souviens plus comment, mais je me retrouve à quatre pattes sur le lit. Lit posé sur une stèle ovale, digne des films érotiques des années 70/80. Je suis là à quatre pattes, cambrée.. enfin j'essaye. Vous me rappelez à l'ordre, je dois être cambrée, bien cambrée...!

 L'approche du martinet se fait en douceur... il me caresse de ses lianes de cuir; mon cul, mon dos.. mes épaules, ma nuque, mon visage.. il repère le domaine. La chronologie se perd dans mes souvenirs. Vous me fessez calinement, cela vous permet d'explorer mes abysses. Et là... malheur, vous découvrez que la jeune femme soignée a manqué à ses propres exigences. Je ne suis pas "bien épilée". L'intérieur de mes lèvres s'ornent d'une lisière de poils. Cela contrarie vos exigences. Je suis corrigée... fessée, fouettée. Mais je vous offre une résistance. Je ne vous dirais pas facilement "Oui Monsieur" Vous allez mettre à mal mon endurance. Tant que je ne le dis pas, vous allez me battre. Je suis prête, et j'acquiesce les coups. Ils se font de plus en plus durs. Vous me prévenez que je finirai par céder... je le sais au fond de moi. Je dois regarder le miroir imposant qui habille tout le mur. (Était-ce une glace sans tain ?) Je dois affronter du regard votre bras leste qui s'abat sur ma croupe. Je la sais ferme, large, prête à recevoir. Blanche.. elle devient rouge, cuisante, chaude. Je dois me regarder. Je vois mon cul coloré de votre colère. Et là... je plie..

 Je vous le dis Monsieur:

 "Oui Monsieur... "

Je suis allongée, je sens la chaleur sur mon postérieur, entre mes deux mains je tiens mes seins..et vous giclez dessus. Je ne me sens pas souillée, plutôt ravie de vous voir jouir, prendre du plaisir. La volupté prend place...nous parlons, nous nous regardons.

Belle journée en somme....

samedi, 20 août 2005

Un bon coup de Fouet (2)

 

Sur son île,
La Lettrée travaillait,
elle oubliait
perdue dans la ville,
l'objet de son travail,
préférant vivre,
lire et parcourir.
Emue et troublée,
elle abandonnait Aristote et les siens,
pour mieux profiter
des blogs et des liens.
Au détour d'une rue,
elle se reconnut
en même temps que ses désirs
et plaisirs.

Il la contempla
heureux et malicieux,
le fouet dans la main;
son échine courbée,
elle promit ses grands Dieux
le revoir Demain.

"IL"

Un bon coup de Fouet (3)

Mais avant demain,
Chacun part sur une île,

Sur la sienne,
Elle retrouvait son Dieu grec,
Et l'esclave,
Pour la sienne,
Elle voulait être son Euterpe,
Et enclave.

Et ce jour prochain,
La Lettrée trouvera peut-être,
Son chemin,
Par cette liane de cuir,
Au bout de Sa main.

Elle se souvient d'hier,
De cette morsure en ses saints,
A genoux, pour prière,
De Le retrouver demain...

"Eleuthéria"

jeudi, 18 août 2005

Un bon coup de fouet !

Sur mes fesses blanches comme deux cocos,
Je veux voir le rouge sang devenir héraut
Mon corps vierge encore
De ses envies sadiques
deviendra
Le royaume de ses coups maléfiques
Et pierre brute sans éclat
Je deviendrai
Une belle pépite d'or
Et ceci ne serait que l'encas.
Fouettez-moi
Fouettez-moi encore
Je veux mourir ou prendre vie
Sous vos coups
Et devenir Votre égérie
Pas d'un bourru
Mais de mon bourreau
Fouettez-moi
Fouettez-moi encore
Jusqu'à en être bourrée.
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(Affiche de publicité des parfums Caron)
"Coup de Fouet"
Le parfum d'Aphrodite
Un présent à offrir à Madame
Caron

mardi, 16 août 2005

-----------------Attachement--------------------

J'ai un rapport particulier au métal, aux chaines,et un réel plaisir à être en contact avec.

 Plaisir visuel: c'est lisse, net, parfait.

 Plaisir tactile: c'est froid, lourd et rigide.

 Le contact avec les chaines est un véritable délice; sentir cette lourdeur s'appesantir sur ma cheville, être tenue en éveil par la froidure du métal.

Me sentir prisonnière, attachée.

Quel érotisme d'être devant 'son aimé' enchainée et  à sa merci.    

 

                                                    

 Être attachée, c'est me sentir attachée à l'autre,

 et matérialiser cette chaine invisible qui nous lie.