mardi, 24 janvier 2006

Ma prison de soie.

Botero.

 

Mon lit- Mon royaume.

Je ne veux pas te quitter.

Quitte à être attachée,

Ne me laisse pas te quitter,

Pour affronter ce monde glacial.

Mon lit-Mon royaume.

Fais moi Reine de nos paresses.

Réclame moi quelques caresses.

Je veux me fondre dans ton corps.

Epouser les plis de tes draps.

Mon lit....

Fais moi prisonnière.

Deviens ma cage douillette.

Et, c'est avec un morceau de drap que je m'accrocherai à tes pieds.

 

 

 

jeudi, 12 janvier 2006

Arrache coeur.

Christensen-Galerie Simonoff.

*

*

*

 

Arrache-moi le coeur,

Pour que je n'ai plus mal,

Arrache-moi la bouche,

Pour que je n'ai plus de venin,

Arrache-moi les yeux,

Pour ne plus avoir  de regard noir.

Arrache-moi  le coeur,

Mais ne te fais pas mal.

Il est gonflé d'épines,

Anciennes blessures, trop profondes pour guérir.

Il est tuméfié de tous les côtés,

Trop de coups reçus,

Espoirs déçus élevés en poignards,

Arrache-moi  et accroche-moi à toi.

 

 

Dans le noir...

Paul John Ballard.

C'est un soir, où l'on se rejoint dans le noir,

Il fait froid,

On se colle à soi-même,

A même la peau,

C'est un soir, où l'on ferme les yeux,

Tout doucement,

On sent la paume de sa main,

Délicatement,

S'appuyer sur l'aine,

Puis,

Prendre le chemin,

Comme si de rien.

...Discrètement...

On caresse du bout des doigts,

On reprend son souffle,

On plonge dans un gouffre de frissons,

Les doigts sont instruments de plaisirs,

Chef d'orchestre du désir,

Ils nagent ...

Coulent,

Plongent,

S'immergent....

Et offrent la délivrance,

J o u i s s a n c e  in-attendue.

Degas

 

 

dimanche, 08 janvier 2006

Souvenirs.

 

L'Ode à ta queue,

 Pour Elle… Pour ce qu’elle me fait…

 

L’anacrouse de la braguette commence par les

 

craquements de l’éclair,

 

 

 Ce sont mes papilles qui se réveillent,

Lorsque mes yeux s’émerveillent,

 

 

 Après le chant de l’ouverture,

C’est au crissement de coton,

 

De donner le ton,

 

Et là, Silencieusement,

 

Elle jaillit, Sans crier garde,

 

Au garde à Vous, Magnifique hampe,

 

 Rigide comme, Une tige de Bambou,

 

 Et s’il faut que je rampe,

 

Pour connaître ton goût, Je serai ta vamp,

 

 Tu respires le désir,

 

 

 Et c’est en moi, Que je veux que tu

vives,

 

C’est à genoux, Que je chanterai ta prière.

 

 C’est à genoux,

Que je te goûterai,

Du bout de la langue.

 

 

 Arrête de me mettre l’eau à la bouche,

 

Inonde-moi la gorge,

Enfonce-toi dans ma poitrine,

 

Tu sèmes la vie,

en moi.

 

C'est un jubilé de désir....

 

 

 

 

Une histoire de regard.......

A Monsieur Sinclair,

 

Picabia


Mais que se disent-ils, Nos yeux,

 Quel langage parlent-ils, Nos yeux,

Quel chant chantent-ils, Mes yeux,

Quels mots disent-ils, Vos yeux,

 C’est une histoire de regard,

 Juste le miroir de nos âmes,

Je me réfugie dans vos paumes, Monsieur, vous m’accueillez, Jusqu’à l’aube.

 Je ne suis plus cette jeune femme, Aux yeux poignards,

Ils s’adoucissent et deviennent aimants,

Non, nous ne jouons pas, L’âme-ment.

Ce sont des larmes qui coulent,

 Point de souffrance, Juste l’offrande, De perles de pluie de pays où il ne pleut pas.

 Moment qui reste mystère, Personne ne peut savoir,

Seuls nos yeux connaissent l’histoire …

Edward Munch


 

samedi, 07 janvier 2006

T'es toi.

john Wiliie.
Je me tais...
C'est à toi de parler,
Je me hais,
C'est à toi de l'extirper,
Tout ce mal,
Qui me ronge,
Tous ces mâles,
Qui sont passés avant toi,
Exorcise leur souvenirs.
Je me tais...
Ma bouche se ferme,
Pour ne plus vomir,
Son dégoût,
Mes yeux te parlent,
Le désir les hante,
Mon corps,
se retrouve dans l'attente.
Je me tais...
Trop d'acidité,
inonde ma bouche,
Je veux me taire,
Me laisser faire.
Je veux me taire,
Juste pour être.
Je veux me taire,
Ne plus être maitre.
Je veux me taire,
Fais moi naitre,
Je veux me taire.....
Je veux me terre.....

mardi, 03 janvier 2006

SM = Super-menteur pour les intimes.

Super-Menteur.
Il était une fois,
Un homme qui se prenait pour un Marquis.
Il n'avait que l'habit.
Son minois ressemblait plus à une vieille folle qu'à celle d'un Dom.
Il  faisait croire aux innoncentes que soumission rimait avec souffrance.
Que l'humilité allait avec humiliation.( Pas celle qui extériorise la douleur que l'on a en soi. Mais celle qui brise les rêves des demoiselles. )
Il était une fois,
Un homme qui fourrait sa domination dans sa séduction. 
Quand on le regarde avec les yeux de la lucidité.
Le bellâtre ressemble plus à un cafard qu'à un Dominant.
Il était une fois,
Un pauvre monsieur,
Qui n'avait que ses beaux yeux,
bourrés de pitié,
pour nous susciter de la con-passion.
Il était une fois,
Un merdeux,
Qui pensait que les clubs étaient des cours de récrés.
Pour  montrer son nouveau joujou déniché,
Qu'il piétine, ensuite, avec fierté.
Il était une fois,
Un pauvre qui fouettait,
des croupes appétissantes,
mais qui rêvait de s'en prendre plein le fion.
Ma foi,
La soumission le hante.
Bonne année tout petit monsieur.

 

 

 

 

Illustration de : Laurel.

 

Nota Bene : Seuls les cierges de Lourdes peuvent avoir un effet (Encore faut-il croire aux miracles)

*** Je veux être une Maiko ***

Une geisha n'est pas une prostituée et ne le sera jamais. Il faut quinze minutes à une hôtesse de bar pour apprendre à s'asseoir sur un tabouret ; des années à une maïko pour être digne d'apparaître en société.
Eric Martin/Le Figaro Magazine
Je veux être une Maiko,
Objet de la délicatesse absolue,
Rêve masculin éternel,
Je veux être une Maiko,
Esthétisme
Aux règles et moeurs qui ne sont plus connus,
Atteindre cet absolu.
Je veux être une Maiko...
Apprendre à :
Bouger
Parler
Chanter
Manger
Marcher
Converser
Charmer
S'incliner
S'orner
Rêver
Faire rêver
Inspirer.
Devenir:
Patiente,
Gracile,
Gracieuse,
Cygne,
Fleur,
Oeuvre,
Jamais pieuvre,
Désir,
Flexible,
In-accessible,
Muse.
Je veux être une Maiko...
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*
Petit voyage avec  Le Figaro :
                              http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/genimprime?cle=200... 

== A la reconquête de son corps ==

 

 

Picabia

 

 

On offre son corps à l'autre.

Il devient terrain de jeux,

Mais pas du  je.

Il se fait Far-west,

Prêt à être conquis.

Il devient l'embarcadère,

Des émotions.

Il est à l'image,

D'un oasis, refuge des plus belles hallucinations.

Puis, un jour, il n'est plus qu'un terrain vague.

Il a fermé ses frontières.

Il ne veut plus être piétiné.

Il regagne sa souverainneté.

C'est là, que le "je" commence.

Il se fait conquérant de sa terre natale.

Anneaux mis par sous-mission,

Cercle de métal transperçant la peau.

Ils étaient de trop.

Le temps a permis, aux boules de chair couleur saumon de redevenir vierges.

Et c'est par un désir de liberté qu'ils sont à nouveau piercés.

 

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