mardi, 24 janvier 2006
Ma prison de soie.

Mon lit- Mon royaume.
Je ne veux pas te quitter.
Quitte à être attachée,
Ne me laisse pas te quitter,
Pour affronter ce monde glacial.
Mon lit-Mon royaume.
Fais moi Reine de nos paresses.
Réclame moi quelques caresses.
Je veux me fondre dans ton corps.
Epouser les plis de tes draps.
Mon lit....
Fais moi prisonnière.
Deviens ma cage douillette.
Et, c'est avec un morceau de drap que je m'accrocherai à tes pieds.

23:12 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 12 janvier 2006
Arrache coeur.

Christensen-Galerie Simonoff.
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Arrache-moi le coeur,
Pour que je n'ai plus mal,
Arrache-moi la bouche,
Pour que je n'ai plus de venin,
Arrache-moi les yeux,
Pour ne plus avoir de regard noir.
Arrache-moi le coeur,
Mais ne te fais pas mal.
Il est gonflé d'épines,
Anciennes blessures, trop profondes pour guérir.
Il est tuméfié de tous les côtés,
Trop de coups reçus,
Espoirs déçus élevés en poignards,
Arrache-moi et accroche-moi à toi.
22:40 Publié dans *Mots à savourer* | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Dans le noir...

C'est un soir, où l'on se rejoint dans le noir,
Il fait froid,
On se colle à soi-même,
A même la peau,
C'est un soir, où l'on ferme les yeux,
Tout doucement,
On sent la paume de sa main,
Délicatement,
S'appuyer sur l'aine,
Puis,
Prendre le chemin,
Comme si de rien.
...Discrètement...
On caresse du bout des doigts,
On reprend son souffle,
On plonge dans un gouffre de frissons,
Les doigts sont instruments de plaisirs,
Chef d'orchestre du désir,
Ils nagent ...
Coulent,
Plongent,
S'immergent....
Et offrent la délivrance,
J o u i s s a n c e in-attendue.

Degas
21:55 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 08 janvier 2006
Souvenirs.

L'Ode à ta queue,
Pour Elle… Pour ce qu’elle me fait…
L’anacrouse de la braguette commence par les
craquements de l’éclair,
Ce sont mes papilles qui se réveillent,
Lorsque mes yeux s’émerveillent,
Après le chant de l’ouverture,
C’est au crissement de coton,
De donner le ton,
Et là, Silencieusement,
Elle jaillit, Sans crier garde,
Au garde à Vous, Magnifique hampe,
Rigide comme, Une tige de Bambou,
Et s’il faut que je rampe,
Pour connaître ton goût, Je serai ta vamp,
Tu respires le désir,
Et c’est en moi, Que je veux que tu
vives,
C’est à genoux, Que je chanterai ta prière.
C’est à genoux,
Que je te goûterai,
Du bout de la langue.
Arrête de me mettre l’eau à la bouche,
Inonde-moi la gorge,
Enfonce-toi dans ma poitrine,
Tu sèmes la vie,
en moi.
C'est un jubilé de désir....
23:30 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Une histoire de regard.......
A Monsieur Sinclair,

Mais que se disent-ils, Nos yeux,
Quel langage parlent-ils, Nos yeux,
Quel chant chantent-ils, Mes yeux,
Quels mots disent-ils, Vos yeux,
C’est une histoire de regard,
Juste le miroir de nos âmes,
Je me réfugie dans vos paumes, Monsieur, vous m’accueillez, Jusqu’à l’aube.
Je ne suis plus cette jeune femme, Aux yeux poignards,
Ils s’adoucissent et deviennent aimants,
Non, nous ne jouons pas, L’âme-ment.
Ce sont des larmes qui coulent,
Point de souffrance, Juste l’offrande, De perles de pluie de pays où il ne pleut pas.
Moment qui reste mystère, Personne ne peut savoir,
Seuls nos yeux connaissent l’histoire …

22:10 Publié dans **Instants vécus**, *Mots à savourer* | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 07 janvier 2006
T'es toi.


13:05 Publié dans *Mots à savourer* | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 03 janvier 2006
SM = Super-menteur pour les intimes.
Super-Menteur.
Illustration de : Laurel.
Nota Bene : Seuls les cierges de Lourdes peuvent avoir un effet (Encore faut-il croire aux miracles)
22:15 Publié dans BDS'haine | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
*** Je veux être une Maiko ***
Eric Martin/Le Figaro Magazine

03:40 Publié dans *Mots à savourer*, BDS'aime, Geisha | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
== A la reconquête de son corps ==
On offre son corps à l'autre.
Il devient terrain de jeux,
Mais pas du je.
Il se fait Far-west,
Prêt à être conquis.
Il devient l'embarcadère,
Des émotions.
Il est à l'image,
D'un oasis, refuge des plus belles hallucinations.
Puis, un jour, il n'est plus qu'un terrain vague.
Il a fermé ses frontières.
Il ne veut plus être piétiné.
Il regagne sa souverainneté.
C'est là, que le "je" commence.
Il se fait conquérant de sa terre natale.
Anneaux mis par sous-mission,
Cercle de métal transperçant la peau.
Ils étaient de trop.
Le temps a permis, aux boules de chair couleur saumon de redevenir vierges.
Et c'est par un désir de liberté qu'ils sont à nouveau piercés.
03:06 Publié dans **Instants vécus**, BDS'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


