dimanche, 20 novembre 2005
Hotel Iris de Yoko Ogawa.
Yoko Ogawa est une écrivaine que j'aime énormément.
J'ai pris à la bibliothèque un de ses romans "Hotel Iris" .
J'ai été très surprise.
Il s'agit de l'histoire d'une très jeune femme travaillant dans l'hotel familial et d'un vieux monsieur traducteur vivant sur une île.
La rencontre est fabuleuse. Un soir à l'hotel, une femme sort précipitemment de sa chambre, en insultant l'homme qui l'accompagnait .
La réaction de l'homme: "Tais toi putain"
Mari se dit qu'elle n'avait jamais entendu un ordre résonner d'une manière aussi belle. Il en émanait un sang-froid, majesté et conviction(...)
Ils se voient de nouveau mais entreprennent une relation comme j'aime.
Lorsqu'ils sont ensemble en public, il est prévenant et doux. Mais dès qu'ils se retrouvent chez lui, sur l'île, il donne le ton. C'est lui qui décide et qui donne les ordres.
Il n'est pas essentiel de lire de la littérature dite sm ou bdsm pour lire la magie de ses rapports.
Pour vous mettre l'eau à la bouche...
" Ce jour-là, le traducteur m'ordonne de lui mettre des chaussettes(...)
C'était la première fois que je voyais ses pieds nus. Et pas seulement ses pieds. Jusqu'alors, je n'avais jamais rien vu de ce qui était dissimulé sous ses vêtements. Les battements de mon coeur se précipitèrent à la seule pensée que mes lèvres allaient le toucher à cet endroit.(...)
Seules mes lèvres étaient en contact avec lui. Il était en veston sur le lit et j'étais complètement nue, à quatre pattes. J'eus néanmoins le sentiment d'un étreinte complète"
Cette note est dédiée à une de mes correspondantes avec qui j'ai parlé de littérature "bdsm" cette semaine à qui je conseille vivement ce livre.
02:45 Publié dans BDS'aime | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note


Commentaires
Mon deuxième commentaire sur ce site.
Nous devrions nous associer pour monter une critique littéraire...
Effectivement l'un de ces meilleurs livres. Je conseille vivement. Même si la relation me parait plus faussement incestueuse que réellement BDSM.
Écrit par : oriana | dimanche, 20 novembre 2005
Chère Oriana,
Etant une véritable gourmande littéraire, votre invitation en tant que critique littéraire réveille mes papilles...
Vous parlez d'inceste, au vu probablement du jeune âge de l'héroïne (Mari), effectivement elle a 17 ans. Mais je ne crois pas que c'est cela qui attire essentiellement le traductueur.
Je ne me vois pas, par ailleurs, faire l'apologie d'un livre exposant des rapports incestueux ou même incestuels.
C'est un livre parlant de rapport bdsm:
Ce qu'elle a aimé en premier chez lui, a été sa façon de donner des ordres.
On sent une certaine emprise de la part du traducteur sur Mari, elle parle aussi d'humiliation, de son rapport au corps, de son pouvoir qui est total lorsqu'ils sont tous deux....
Écrit par : *Eleutheria* | lundi, 21 novembre 2005
Bonsoir,
J'aime beaucoup, votre blog.
Continuez !
*Léa*
Écrit par : Léa | mercredi, 23 novembre 2005
Cette ouvrage est une merveille de sensibilité, de don, d'altruisme et de simplicité dans l'émotion rendue... heureuse de ne pas avoir été la seule à le lire !
Écrit par : Chris | lundi, 28 novembre 2005
Ce livre m'apparait etre autant le fruit d'un esprit malade que d'une littérature nombriliste perverse.
Ceux qui portent un réel intéret à de telles histoires et qui en tirent du plaisir à les lire sont aussi malades que l'écrivain.
Et autant blamables sinon davantage.
Mais comme le dit le proverbe : asinus asinum fricat.
A bon entendeur.
Écrit par : CETNAD | jeudi, 01 décembre 2005
je lis vos textes un peu tardivement par rapport à leur date de publication, excusez-moi du "cheveu sur la soupe"... Depuis assez longtemps (eh, oui... je suis presqu'une vieille dame !) on me compte parmi les inconditionnelles de YOko Ogawa. Si vous ne l'avez pas déjà lu, je vous recommande "l'annulaire". Délicieux !
Écrit par : mandorie | mardi, 27 décembre 2005
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