mardi, 01 juillet 2008

La vie en Darc

Darc.jpg
"This is the evening of the day..." curieuse et déplorable impression de comprendre As Tears go by un peu mieux chaque jour. Le temps de l'impunité est loin. Derrière. Moins d'O.D's mais plus de concerts. Changer de carnet d'adresse. Trop de croix. D.O.A. Destination Bruxelles pour un autre concert. Marianne Faithfull pleure sur une radio quelconque. Avant c'était un chanteur fan de Brassens, après ce sera sans doute un jeune talent à la guitare pleine de plumes.Et le pire c'est que nous n'en avons plus rien à foutre. Et..pire...encore peut-être : Nous avons peut-être raison. Personne ne sortira d'ici...vivant.

Trouver la salle. Trouver la boisson. Trouver la scène. Trouver les chiottes. Trouver la glotte. 
Vomir
Avec élégance !
Retour sur scène. 
Cette fois, il y a des gens qui regardent. Savoir qu'indubitablement, dans quelques minutes quelqu'un criera "Rock'n'Roll"
Craindre qu'un journaliste plus tard demande :
"Et le punk dans tout ça ?"
 
Après les loges, trouver l'hotel. Une fille à l'accent américain...Une fille me prendra - peut-être- dans ses bras. Demain matin reprendre la route.
Olympia. Merde ! 
Vivre ce qu'on a toujours voulu vivre. 
Merci, LUV
Daniel Darc
 
 
Un petit tremblement de terre d'émotions ce 17 mai 2008.
Thks A. 

mercredi, 22 mars 2006

Gymnopédies

Je me souviens de ce jour, où il neigeait, nous avions pris refuge dans la maison de Satie, transformée en mémorial d’une vie psychédélique.

 

Je me souviens de cette pièce immaculée et de ce piano qui jouait seul.

Les trois Gymnopédies rythmaient les flocons.

Musée Satie - Honfleur.

Un court instant, j’ai cru au paradis blanc….

mardi, 24 janvier 2006

Ma prison de soie.

Botero.

 

Mon lit- Mon royaume.

Je ne veux pas te quitter.

Quitte à être attachée,

Ne me laisse pas te quitter,

Pour affronter ce monde glacial.

Mon lit-Mon royaume.

Fais moi Reine de nos paresses.

Réclame moi quelques caresses.

Je veux me fondre dans ton corps.

Epouser les plis de tes draps.

Mon lit....

Fais moi prisonnière.

Deviens ma cage douillette.

Et, c'est avec un morceau de drap que je m'accrocherai à tes pieds.

 

 

 

jeudi, 12 janvier 2006

Dans le noir...

Paul John Ballard.

C'est un soir, où l'on se rejoint dans le noir,

Il fait froid,

On se colle à soi-même,

A même la peau,

C'est un soir, où l'on ferme les yeux,

Tout doucement,

On sent la paume de sa main,

Délicatement,

S'appuyer sur l'aine,

Puis,

Prendre le chemin,

Comme si de rien.

...Discrètement...

On caresse du bout des doigts,

On reprend son souffle,

On plonge dans un gouffre de frissons,

Les doigts sont instruments de plaisirs,

Chef d'orchestre du désir,

Ils nagent ...

Coulent,

Plongent,

S'immergent....

Et offrent la délivrance,

J o u i s s a n c e  in-attendue.

Degas

 

 

dimanche, 08 janvier 2006

Souvenirs.

 

L'Ode à ta queue,

 Pour Elle… Pour ce qu’elle me fait…

 

L’anacrouse de la braguette commence par les

 

craquements de l’éclair,

 

 

 Ce sont mes papilles qui se réveillent,

Lorsque mes yeux s’émerveillent,

 

 

 Après le chant de l’ouverture,

C’est au crissement de coton,

 

De donner le ton,

 

Et là, Silencieusement,

 

Elle jaillit, Sans crier garde,

 

Au garde à Vous, Magnifique hampe,

 

 Rigide comme, Une tige de Bambou,

 

 Et s’il faut que je rampe,

 

Pour connaître ton goût, Je serai ta vamp,

 

 Tu respires le désir,

 

 

 Et c’est en moi, Que je veux que tu

vives,

 

C’est à genoux, Que je chanterai ta prière.

 

 C’est à genoux,

Que je te goûterai,

Du bout de la langue.

 

 

 Arrête de me mettre l’eau à la bouche,

 

Inonde-moi la gorge,

Enfonce-toi dans ma poitrine,

 

Tu sèmes la vie,

en moi.

 

C'est un jubilé de désir....

 

 

 

 

Une histoire de regard.......

A Monsieur Sinclair,

 

Picabia


Mais que se disent-ils, Nos yeux,

 Quel langage parlent-ils, Nos yeux,

Quel chant chantent-ils, Mes yeux,

Quels mots disent-ils, Vos yeux,

 C’est une histoire de regard,

 Juste le miroir de nos âmes,

Je me réfugie dans vos paumes, Monsieur, vous m’accueillez, Jusqu’à l’aube.

 Je ne suis plus cette jeune femme, Aux yeux poignards,

Ils s’adoucissent et deviennent aimants,

Non, nous ne jouons pas, L’âme-ment.

Ce sont des larmes qui coulent,

 Point de souffrance, Juste l’offrande, De perles de pluie de pays où il ne pleut pas.

 Moment qui reste mystère, Personne ne peut savoir,

Seuls nos yeux connaissent l’histoire …

Edward Munch


 

mardi, 03 janvier 2006

== A la reconquête de son corps ==

 

 

Picabia

 

 

On offre son corps à l'autre.

Il devient terrain de jeux,

Mais pas du  je.

Il se fait Far-west,

Prêt à être conquis.

Il devient l'embarcadère,

Des émotions.

Il est à l'image,

D'un oasis, refuge des plus belles hallucinations.

Puis, un jour, il n'est plus qu'un terrain vague.

Il a fermé ses frontières.

Il ne veut plus être piétiné.

Il regagne sa souverainneté.

C'est là, que le "je" commence.

Il se fait conquérant de sa terre natale.

Anneaux mis par sous-mission,

Cercle de métal transperçant la peau.

Ils étaient de trop.

Le temps a permis, aux boules de chair couleur saumon de redevenir vierges.

Et c'est par un désir de liberté qu'ils sont à nouveau piercés.

 

dimanche, 11 septembre 2005

A bleuir de désir.

Hier soir, Vous m'avez attaché.

Pourtant, je ne me serai jamais échappée.

A l'heure où la lune se fait reine,

J'étais devenue votre prisonnière.

Chevilles et poings liés,

Reliés,

A ce lien métallique,

A chaque mouvement,

La chaîne rendait ce moment magique.

 

Tout au long de la nuit,

Vous avez marqué mon corps,

Par votre désir languissant,

Contrainte,

Impuissante,

Je ne pouvais recevoir,

Vos pincements que comme votre gloire,

Cette nuit est Votre victoire,

Vous m'avez envahi,

Et,

Je suis votre terrain conquis.

 

*Merci*

 

 

 

vendredi, 26 août 2005

Une nouvelle histoire

Si on m'avait parlé de ma soirée d'hier, il y a deux ans jamais je n'aurai pu y croire.

Si on m'avait dit que la douleur peut rapprocher deux femmes jamais je n'aurais pu l'imaginer.

Si on m'avait dit que je serai liée à elle de cette façon, jamais je n'aurai pu le concevoir.

Si on m'avait dit qu'elle me porterai avec ses bras fragiles dans cette étape importante de notre histoire commune, Je me serais dit: arrêter de me raconter des histoires!

Et pourtant, je découvre enfin cet être formidable, nous nous retrouvrons tous les deux, anciennes "rivales", nous nous découvrons soeurs de douleur.

Elle a veillé sur moi hier, on va écrire enfin notre histoire. Lui, cet infame, ne détient plus la plume de nos vies. Un jour d'avril, je lui ai arraché ma page, elle a mis plus de temps, mais lui a cassé sa plume en deux.  

Tous peuvent juger, tous peuvent fantasmer sur les vrais auteurs de ce drame. Mais personne ne sait ce que l'on a vécu. Personne ne connaitra notre souffrance. Personne ne pourra comprendre mieux qu'elle le mal que j'ai porté. Personne ne pourra ressentir tout ce malheur qu'elle a vécu mis à part moi.

Liées comme deux otages d'un bourre-O. (comprendra qui pourra) Il est devenu victime de son propre scénario. Cela suffit.

 

 

 

Tu sais que ce n'est pas toujours facile, mais enfin nous ressemblons à deux oiseaux libres.

Merci, pour ton amitié que je serai cajoler.

Merci, pour ton regard bienveillant, je serai te le rendre.

Merci, pour cette complicité, nous l'avons bien méritées.

Je ne t'oublie pas "So" , joli cadeau d'août.

*Hier, nous étions sans conteste les Trois Drôles de Dames*
(Degas, Trois femmes aux courses)

lundi, 15 août 2005

*Baiser*

Nos lèvres se sont rencontrées, concrétisant cet instant tant attendu.

Nos lèvres se sont apprivoisées, et quel délice d'y avoir goûté.

Nos lèvres se sont imaginées, et le rêve n'a pas été plus beau que l'instant vécu.

Nos lèvres se sont fixées, mais n'écrivent pas encore le chemin emprunté.

 

(Photo Helmut Newton)

dimanche, 14 août 2005

Va-t-il m'embrasser....?

Voilà plusieurs fois que nous nous rencontrons...

Nous ne nous touchons pas.

Approche délicate ?

Début d'une histoire platonique ?

Je ne sais pas.

Mais lorsque je le regarde parler, lorsque je vois ses lèvres s'articuler,

J'ai envie de les goûter.

Vendredi soir, sur les bords de la Seine, bravant le froid nous restons des heures à converser.

Nous parlons de Lévinas mais je pense à Eluard.

 

 

N

I



A quoi penses-tu ?
Je pense au premier baiser que je te donnerai.

II


Baisers semblables aux paroles du rêveur
Vous êtes au service des forces inventées.

III



Aux rues de petites amours
Les murs finissent en nuit noire
J'aime
Et mes rideaux sont blancs.

IV



Sans éclat et douce à son nid
Elle apparaît dans un sourire.

V



Le 21 du mois de juin 1906
A midi
Tu m'as donné la vie.

VI



J'ai dit facile et ce qui est facile
C'est la fidélité.

VII



Il faut la voir au dur soleil grevé de roches inaccessibles
Il faut la voir en pleine nuit
Il faut la voir quand elle est seule.

- 1942 -

Ce poème provient du recueil intitulé " Poésie et vérité"

Tableau : "Lovers" by Magritte