mardi, 01 juillet 2008
La vie en Darc

"This is the evening of the day..." curieuse et déplorable impression de comprendre As Tears go by un peu mieux chaque jour. Le temps de l'impunité est loin. Derrière. Moins d'O.D's mais plus de concerts. Changer de carnet d'adresse. Trop de croix. D.O.A. Destination Bruxelles pour un autre concert. Marianne Faithfull pleure sur une radio quelconque. Avant c'était un chanteur fan de Brassens, après ce sera sans doute un jeune talent à la guitare pleine de plumes.Et le pire c'est que nous n'en avons plus rien à foutre. Et..pire...encore peut-être : Nous avons peut-être raison. Personne ne sortira d'ici...vivant.
Thks A.
17:20 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, darc
mercredi, 22 mars 2006
Gymnopédies
Je me souviens de ce jour, où il neigeait, nous avions pris refuge dans la maison de Satie, transformée en mémorial d’une vie psychédélique.
Je me souviens de cette pièce immaculée et de ce piano qui jouait seul.
Les trois Gymnopédies rythmaient les flocons.

Un court instant, j’ai cru au paradis blanc….
16:10 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 24 janvier 2006
Ma prison de soie.

Mon lit- Mon royaume.
Je ne veux pas te quitter.
Quitte à être attachée,
Ne me laisse pas te quitter,
Pour affronter ce monde glacial.
Mon lit-Mon royaume.
Fais moi Reine de nos paresses.
Réclame moi quelques caresses.
Je veux me fondre dans ton corps.
Epouser les plis de tes draps.
Mon lit....
Fais moi prisonnière.
Deviens ma cage douillette.
Et, c'est avec un morceau de drap que je m'accrocherai à tes pieds.

23:12 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 12 janvier 2006
Dans le noir...

C'est un soir, où l'on se rejoint dans le noir,
Il fait froid,
On se colle à soi-même,
A même la peau,
C'est un soir, où l'on ferme les yeux,
Tout doucement,
On sent la paume de sa main,
Délicatement,
S'appuyer sur l'aine,
Puis,
Prendre le chemin,
Comme si de rien.
...Discrètement...
On caresse du bout des doigts,
On reprend son souffle,
On plonge dans un gouffre de frissons,
Les doigts sont instruments de plaisirs,
Chef d'orchestre du désir,
Ils nagent ...
Coulent,
Plongent,
S'immergent....
Et offrent la délivrance,
J o u i s s a n c e in-attendue.

Degas
21:55 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 08 janvier 2006
Souvenirs.

L'Ode à ta queue,
Pour Elle… Pour ce qu’elle me fait…
L’anacrouse de la braguette commence par les
craquements de l’éclair,
Ce sont mes papilles qui se réveillent,
Lorsque mes yeux s’émerveillent,
Après le chant de l’ouverture,
C’est au crissement de coton,
De donner le ton,
Et là, Silencieusement,
Elle jaillit, Sans crier garde,
Au garde à Vous, Magnifique hampe,
Rigide comme, Une tige de Bambou,
Et s’il faut que je rampe,
Pour connaître ton goût, Je serai ta vamp,
Tu respires le désir,
Et c’est en moi, Que je veux que tu
vives,
C’est à genoux, Que je chanterai ta prière.
C’est à genoux,
Que je te goûterai,
Du bout de la langue.
Arrête de me mettre l’eau à la bouche,
Inonde-moi la gorge,
Enfonce-toi dans ma poitrine,
Tu sèmes la vie,
en moi.
C'est un jubilé de désir....
23:30 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Une histoire de regard.......
A Monsieur Sinclair,

Mais que se disent-ils, Nos yeux,
Quel langage parlent-ils, Nos yeux,
Quel chant chantent-ils, Mes yeux,
Quels mots disent-ils, Vos yeux,
C’est une histoire de regard,
Juste le miroir de nos âmes,
Je me réfugie dans vos paumes, Monsieur, vous m’accueillez, Jusqu’à l’aube.
Je ne suis plus cette jeune femme, Aux yeux poignards,
Ils s’adoucissent et deviennent aimants,
Non, nous ne jouons pas, L’âme-ment.
Ce sont des larmes qui coulent,
Point de souffrance, Juste l’offrande, De perles de pluie de pays où il ne pleut pas.
Moment qui reste mystère, Personne ne peut savoir,
Seuls nos yeux connaissent l’histoire …

22:10 Publié dans **Instants vécus**, *Mots à savourer* | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 03 janvier 2006
== A la reconquête de son corps ==
On offre son corps à l'autre.
Il devient terrain de jeux,
Mais pas du je.
Il se fait Far-west,
Prêt à être conquis.
Il devient l'embarcadère,
Des émotions.
Il est à l'image,
D'un oasis, refuge des plus belles hallucinations.
Puis, un jour, il n'est plus qu'un terrain vague.
Il a fermé ses frontières.
Il ne veut plus être piétiné.
Il regagne sa souverainneté.
C'est là, que le "je" commence.
Il se fait conquérant de sa terre natale.
Anneaux mis par sous-mission,
Cercle de métal transperçant la peau.
Ils étaient de trop.
Le temps a permis, aux boules de chair couleur saumon de redevenir vierges.
Et c'est par un désir de liberté qu'ils sont à nouveau piercés.
03:06 Publié dans **Instants vécus**, BDS'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 11 septembre 2005
A bleuir de désir.

Hier soir, Vous m'avez attaché.
Pourtant, je ne me serai jamais échappée.
A l'heure où la lune se fait reine,
J'étais devenue votre prisonnière.
Chevilles et poings liés,
Reliés,
A ce lien métallique,
A chaque mouvement,
La chaîne rendait ce moment magique.
Tout au long de la nuit,
Vous avez marqué mon corps,
Par votre désir languissant,
Contrainte,
Impuissante,
Je ne pouvais recevoir,
Vos pincements que comme votre gloire,
Cette nuit est Votre victoire,
Vous m'avez envahi,
Et,
Je suis votre terrain conquis.
*Merci*
19:48 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 26 août 2005
Une nouvelle histoire
Si on m'avait parlé de ma soirée d'hier, il y a deux ans jamais je n'aurai pu y croire.
Si on m'avait dit que la douleur peut rapprocher deux femmes jamais je n'aurais pu l'imaginer.
Si on m'avait dit que je serai liée à elle de cette façon, jamais je n'aurai pu le concevoir.
Si on m'avait dit qu'elle me porterai avec ses bras fragiles dans cette étape importante de notre histoire commune, Je me serais dit: arrêter de me raconter des histoires!
Et pourtant, je découvre enfin cet être formidable, nous nous retrouvrons tous les deux, anciennes "rivales", nous nous découvrons soeurs de douleur.
Elle a veillé sur moi hier, on va écrire enfin notre histoire. Lui, cet infame, ne détient plus la plume de nos vies. Un jour d'avril, je lui ai arraché ma page, elle a mis plus de temps, mais lui a cassé sa plume en deux.
Tous peuvent juger, tous peuvent fantasmer sur les vrais auteurs de ce drame. Mais personne ne sait ce que l'on a vécu. Personne ne connaitra notre souffrance. Personne ne pourra comprendre mieux qu'elle le mal que j'ai porté. Personne ne pourra ressentir tout ce malheur qu'elle a vécu mis à part moi.
Liées comme deux otages d'un bourre-O. (comprendra qui pourra) Il est devenu victime de son propre scénario. Cela suffit.

Tu sais que ce n'est pas toujours facile, mais enfin nous ressemblons à deux oiseaux libres.
Merci, pour ton amitié que je serai cajoler.
Merci, pour ton regard bienveillant, je serai te le rendre.
Merci, pour cette complicité, nous l'avons bien méritées.
Je ne t'oublie pas "So" , joli cadeau d'août.

21:45 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 15 août 2005
*Baiser*

Nos lèvres se sont rencontrées, concrétisant cet instant tant attendu.
Nos lèvres se sont apprivoisées, et quel délice d'y avoir goûté.
Nos lèvres se sont imaginées, et le rêve n'a pas été plus beau que l'instant vécu.
Nos lèvres se sont fixées, mais n'écrivent pas encore le chemin emprunté.
(Photo Helmut Newton)
19:54 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 14 août 2005
Va-t-il m'embrasser....?
Voilà plusieurs fois que nous nous rencontrons...
Nous ne nous touchons pas.
Approche délicate ?
Début d'une histoire platonique ?
Je ne sais pas.
Mais lorsque je le regarde parler, lorsque je vois ses lèvres s'articuler,
J'ai envie de les goûter.
Vendredi soir, sur les bords de la Seine, bravant le froid nous restons des heures à converser.
Nous parlons de Lévinas mais je pense à Eluard.
N

A quoi penses-tu ?
Je pense au premier baiser que je te donnerai.
Baisers semblables aux paroles du rêveur
Vous êtes au service des forces inventées.
Aux rues de petites amours
Les murs finissent en nuit noire
J'aime
Et mes rideaux sont blancs.
Sans éclat et douce à son nid
Elle apparaît dans un sourire.
Le 21 du mois de juin 1906
A midi
Tu m'as donné la vie.
J'ai dit facile et ce qui est facile
C'est la fidélité.
Il faut la voir au dur soleil grevé de roches inaccessibles
Il faut la voir en pleine nuit
Il faut la voir quand elle est seule.
- 1942 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Poésie et vérité"
Tableau : "Lovers" by Magritte
15:05 Publié dans **Instants vécus** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

