vendredi, 10 octobre 2008

T'es TTTBM ?

Toutes les femmes vous le diront, les hommes qui précisent la largeur de leur membre avec clichés gynéco à l'appui ne sont pas attirants. Imaginez la scène d'un homme qui montre son avant bras à jus pour séduire la donzelle...

Sur le net, on bousille les règles et on recommence ! Je te montre ma queue (de cheval...ça fait mieux) Je prouve par A+B+ deux poils pubiens que je suis un potentiel excellent amant et le tour est joué, pensent-ils....

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Bref, je ne suis pas attirée par les foires aux bestiaux. Découvrir les attributs de l'étalon avant ses mots, c' est  original mais j'aurai trop l'impression d'être dans une banque de sperme.

Il faut parfois laisser les clichés tendancieux à ceux qui savent capter le beau dans l'indécence.

Un livre magnifique :

The Big Penis Book

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Des hommes ultra bien membrés posent accompagnés d'attituds viriles pour mettre en valeur leur monstre érectile.

Un livre avec plus de  400 clichés spectaculaires à l'heure de la révolution sexuelle.

Pour les tex avery féminines ce livre  vous ravira et pour celles ( et ceux) qui n'oseront l'avouer, on pourra toujours le zieuter pour avoir permis d'afficher la nudité masculine comme jamais dans la photographie !

Au passage, un petit hommage à John Holmes pornstar des années 70 dont le répondant mesurait 32cm.

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Evènement de la rentrée littéraire, il nous consolera des navets débandants des ennemis publics...

Allez sur le site de l'éditeur Taschen, il y a un délicieuse présentation

(Toutes les photos sont tirées du livre)

 

Bon appétit...

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dimanche, 10 août 2008

Clap..!

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Petit bijou du pink eiga SM: Quand l'embryon part braconner est le film érotique le plus violent que j'ai pu voir.

Le  réalisateur : Kôji Wakamatsu
- ancien Yakuza - montre son attirance pour le cocktail : Sexe / Violence.


Mise en scène du pur sadisme d'un homme tourmenté par son ex femme, ce huis-clos asphyxiant est la transformation d'une aventure d'un soir en cauchemar .

L'homme ne veut plus laisser partir la séduisante, il la séquestre et se venge  de la frustration qu'il a pu ressentir avec sa femme sur celle qui lui ressemble tant :
Il l'enchaîne
Il la fouette
Il l'humilie
Elle a ordre de se comporter comme une véritale chienne :
Manger dans la gamelle,
aboyer,
Etre à quatre pattes...
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Elle devient l'esclave de son maître.
L'absolu jusqu'à la recherche de l'aliénation.
Tout ceci n'est pas très attirant quand on est ni sadique ni masochiste.
Pourtant ce film brille d'un esthétisme éclatant.

Kôji Wakamatsu le  construit comme un jeu de miroir entre les souvenirs de la vie passée et les pulsions sadiques.

Les lignes symétriques structurent l'image ; celles des portes entrouvertes ; du corps  de la jeune femme habillée des traces de coups de fouet,  ainsi que les cordes qui l'emprisonnent.
Une véritable décharge érotique visuelle !



Film réalisé en 1966 - Premier visionnage en France en 2007.










mercredi, 06 août 2008

C'est pas le pied..? !


Suite à l'opération que je viens de subir au pied, je me retrouve depuis quelques semaines à me déplacer en béquilles ainsi qu'avec une chaussure spécifique.

Au départ, je ne pouvais faire attention aux regards posés sur mon peton car ma souffrance était telle que mes yeux ne se  portaient que sur le sol cruel.



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Photo : Sara Saudkova

Depuis une petite semaine, j'arrive mieux à me mouvoir,

je n'utilise plus qu'une seule béquille !

Ô miracle !

Mon déhanché saccadé est au rythme du cliquetis de la béquille ; mon pied est emmitouflé dans une chaussure venant d'un monde parallèle.

Évidemment, "le malheur" est une bonne accroche pour entrer en contact avec quelqu'un. Mais ce qui m'a vraiment étonnée, c'est le regard insistant d'un charmant monsieur :

" J'espère que vous ne souffrez pas trop..?"

Voyant le sourire que j'arborais aux lèvres il a fini par avouer à demi mot cette attirance :

"C'est séduisant.."

Séduisant ..?!

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Source : apneatic

 

Je me suis demandé si j'étais face à un sadique pure souche.

En effet, quelle attirance peut-on ressentir face à une personne vulnérable physiquement ?

L'excitation provoquée par la souffrance d'autrui ?

Un besoin protecteur outrancier ?

Un dévouement déclenché ?

Ou simplement le mystère du fétichisme médical...?

 

Je suis restée avec mes questions et ma jambe boitante...

 

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Helmunt Newton

 

lundi, 04 août 2008

Un phallus sinon rien.

woman-phallus.gifAu cours de mes visites sur des sites de sex toys et de psychanalyse, je me suis mise en tête de me trouver le phallus qui me manquait. C'est cette gravure grecque de l'Antiquité qui m'a inspirée.

Mais où va-t-elle cette femme avec son phallus sous le bras ? 

- A la conquête d'âme mâle embouchée ? 

Complètement fascinée par les représentations ithyphalliques, j'ai toujours rêvé de sentir ce mont surgir de mon entre-cuisse comme une "force qui va" en pur mouvement romantique. 

Évidemment, je me suis posée quelques kilos de questions sur cette envie...Comment puis-je me sentir totalement féminine  et avoir envie d'être en érection ?  J'ai fini par me convaincre que cela n'était pas nécessairement contradictoire (Il est important, dans la vie, de ne pas se contrarier sur les choses donnant du plaisir)

Avant de rechercher à prendre la place du masculin, la curiosité des sensations qui bouleversent le corps de l'autre prime. 

Je me suis toujours demandé quel plaisir inouïe l'homme ressentait au moment de la pénétration. Sent-il parfaitement la douceur du sexe humide qui s'ouvre à lui ?

Évidemment, aucun jouet ne peut se substituer au pénis.... 

 

 

fun_factory_share_dildo_roze.jpgMais j'ai fini par rechercher un "vrai phallus", pour mettre à la poubelle mon gode-ceinture qui donne aux femmes une allure de centurions romains sans vraiment ressentir l'effet de la pénétration. A force de le rechercher (Ce qui apparemment existe depuis un temps..) Je l'ai trouvé ! 

Voici le Share qui a une meilleure allure que le Feedoe. Il permet de ressentir de vrais "va et vient" comme il tient tout seul et sans ceinture, on peut s'accrocher aux hanches de son homme pour danser ensemble... 

 Alors dansons maintenant...

 

 

Rensignements & emplettes : 

http://www.owii.com/Sextoys/Plaisir-Anal/372-Share-Baby-Rose.html

http://www.feeldoe.com/ 

mercredi, 30 juillet 2008

Vos bas...monsieur

RockyHorrorPictureShow_Photo17.jpg   
 Bien avant d'être aspirée par la sphère Bdsm, j'avais déjà un faible pour les hommes-filles.
D'un homme qui joue avec sa féminité. 
Rendre plus délicate sa virilité
Ces créatures viriles ayant le lipstick impeccable. Une sorte de perfection : Allier masculinité et féminité sans qu'il y ait dissonance. 
Quel choc lorsque j'ai découvert The Rocky Horror Picture Show. J'avais envie d'enfiler des bas, mettre des talons vertigineux et sauter dans la piscine avec eux ! Même lorsque je partageais mon intimité avec un homme dominant, j'avais le doux rêve qu'il enfile des bas pour me faire l'amour.

Pour envie, d'avoir  mon Tim Curry 
Les lèvres rouges de désir
La taille agrippée par un serre taille 
et des talons hauts pour avoir envie de le mettre à genoux. 



 

mardi, 01 juillet 2008

La vie en Darc

Darc.jpg
"This is the evening of the day..." curieuse et déplorable impression de comprendre As Tears go by un peu mieux chaque jour. Le temps de l'impunité est loin. Derrière. Moins d'O.D's mais plus de concerts. Changer de carnet d'adresse. Trop de croix. D.O.A. Destination Bruxelles pour un autre concert. Marianne Faithfull pleure sur une radio quelconque. Avant c'était un chanteur fan de Brassens, après ce sera sans doute un jeune talent à la guitare pleine de plumes.Et le pire c'est que nous n'en avons plus rien à foutre. Et..pire...encore peut-être : Nous avons peut-être raison. Personne ne sortira d'ici...vivant.

Trouver la salle. Trouver la boisson. Trouver la scène. Trouver les chiottes. Trouver la glotte. 
Vomir
Avec élégance !
Retour sur scène. 
Cette fois, il y a des gens qui regardent. Savoir qu'indubitablement, dans quelques minutes quelqu'un criera "Rock'n'Roll"
Craindre qu'un journaliste plus tard demande :
"Et le punk dans tout ça ?"
 
Après les loges, trouver l'hotel. Une fille à l'accent américain...Une fille me prendra - peut-être- dans ses bras. Demain matin reprendre la route.
Olympia. Merde ! 
Vivre ce qu'on a toujours voulu vivre. 
Merci, LUV
Daniel Darc
 
 
Un petit tremblement de terre d'émotions ce 17 mai 2008.
Thks A. 

mercredi, 21 mai 2008

Comme (un) Back !

1133709910.JPG Je remets les pieds dans le plat.

Après avoir bâillonné ce lieu pendant deux années. Je lui redonne sa liberté.

Avec encore plus recul grâce aux rides invisibles, je continuerai à afficher cette fraîcheur provoquante. 

 Rien de prévu, rien de préconçu juste vous dire, que je suis revenue ! 

 Je remets  juste  les pieds dans le plat...

 

 Eleuthéria.

 

mardi, 13 juin 2006

Point final.

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vendredi, 14 avril 2006

Une chienne en liberté.

 

  

Je ne suis pas friande de littérature "bdsm" .

 

 

 

 

Elle est souvent décevante et très mauvaise.

Il y a peu de temps, je suis partie en vacances avec une amie, elle avait apporté ce livre.

Souvent les histoires sont insipides, sans saveur... Là, il n'en est rien.

Commençons par le style de l'auteur; il est tout à fait remarquable par son originalité et son refus des conventions littéraires. Il est bourré, que dis-je, blindé de fautes d'orthographes, et ce, dès la première page !

Outre la forme qui est vraiment déplorable, le fond excelle dans les caricatures. J'ai du mal à croire que cette histoire s'inspire de faits réels. (Et pourtant la personne existe bien. Sa choucroute fait partie de la jet-set qui  fouette.

Ce livre a au moins une vertu :

F a i r e    r i r e !

 (Ce n'est pas de l'ironie - Je vous assure que j'ai pleuré de rire plus d'une fois)

Et ce n'est pas donné à tout le monde ! 

 

 

Un livre à conseiller en cas de coup de pompe, pour un véritable coup de fouet  des maxillaires.

 

 

Référence: Isabelle Jacob -Les chaînes de la liberté.

édition: Bruno LePrince.

jeudi, 30 mars 2006

La Femme-Chatte

 

A bon entendeur...  

 

 

 

 

 

 

La Chatte transformée en femme

 

 

 

 

 

Un homme chérissait éperdument sa chatte ;
Il la trouvait mignonne, et belle, et délicate,
Qui miaulait d'un ton fort doux :
Il était plus fou que les fous.
Cet homme donc, par prières, par larmes,
Par sortilèges et par charmes,
Fait tant qu'il obtient du destin
Que sa chatte, en un beau matin,
Devient femme ; et le matin même,
Maître sot en fait sa moitié.
Le voilà fou d'amour extrême,
De fou qu'il était d'amitié.
Jamais la dame la plus belle
Ne charma tant son favori
Que fait cette épouse nouvelle
Son hypocondre de mari.
Il l'amadoue ; elle le flatte :
Il n'y trouve plus rien de chatte ;
Et, poussant l'erreur jusqu'au bout,
La croit femme en tout et partout :
Un soir quelques souris qui rongeaient de la natte
Troublèrent le plaisir des nouveaux mariés.
Aussitôt la femme est sur pieds.
Elle manqua son aventure.
Souris de revenir femme d'être en posture :
Pour cette fois elle accourut à point ;
Car ayant changé de figure,
Les souris ne la craignaient point.
Ce lui fut toujours une amorce,
Tant le naturel a de force.
Il se moque de tout, certain âge accompli.
Le vase est imbibé, l'étoffe a pris son pli.
En vain de son train ordinaire
On le veut désaccoutumer :
Quelque chose qu'on puisse faire,
On ne saurait le réformer.
Coups de fourche ni d'étrivières
Ne lui font changer de manières ;
Et fussiez-vous embâtonnés,
Jamais vous n'en serez les maîtres.
Qu'on lui ferme la porte au nez,
Il reviendra par les fenêtres.

Fables de La Fontaine

 

 

Auteur de la gravure : François Chauveau

 

 

 

mercredi, 22 mars 2006

Gymnopédies

Je me souviens de ce jour, où il neigeait, nous avions pris refuge dans la maison de Satie, transformée en mémorial d’une vie psychédélique.

 

Je me souviens de cette pièce immaculée et de ce piano qui jouait seul.

Les trois Gymnopédies rythmaient les flocons.

Musée Satie - Honfleur.

Un court instant, j’ai cru au paradis blanc….

samedi, 18 février 2006

Soumise prépayée.

Naughton.

Voici une annonce mise sur un chat bdsm ces derniers jours:

Annonce sérieuse, pour un ami de confiance
Recherche une secrétaire particulière.
Elle sera son assistante personnelle, soumise expérimentée ou motivée, âgée entre 28 et 35 ans, parlant anglais, de préférence LIBRE pour pouvoir voyager à ses côtés.
Offre sérieuse, bonnes conditions avec contrat de travail.
Il peut être généreux avec la personne adéquate.


 

.


 

Même si l’on parle de contrat légal. Je suis choquée par ce que cette annonce propose et laisse entendre.

Il est vrai, que ça fait plus classe de dire que l’on cherche une femme soumise à son service plutôt qu’une poule polyglotte.

Je me demande juste une chose, ouvre-t-on mieux les cuisses quand on doit le faire pour son patron ?

Ayant toujours eu une sainte horreur du droit de cuisage, et d’avoir toujours comme principe de ne pas mélanger boulot-fric et vie privée.   Il peut m’exploiter puisque le système est de son côté (Mais toujours dans le cadre de la loi). Mais je garde ma dignité et les orifices qui vont avec.


 

La dernière phrase est fatale…


 

« Il peut être généreux avec la personne adéquate » 

 Ce monsieur marche-t-il à l’augmentation pour motiver la soumise ?

Si tu me suces comme il faut, tu auras le droit à une augmentation de salaire.

Si tu me permets de signer des contrats en te prêtant à des clients..(…) -Après tout, je suis ton patron et maître ! T’as quelque chose à dire ??

L'homme à femme

   http://www.artweb-market.com/wilga_lerat_laurent_sculpteur.htm

 

Certains ne supportent pas qu'on fasse appel à l'éthique.Chez les transgressifs de la confrérie Dédé-SM, ça fait mauvais genre d’avoir des principes, la plupart se prennent pour des libertins du 18ème, sans savoir de quoi il s’agit.

Ils sont restés effectivement avec quelques siècles de retard dirait Darwin.


 

Ce monsieur cherche une sorte de prostituée des Temps Modernes- Pas faux, on est en pleine aliénation, le comble de tout, une pute qui bosse. Sa soumission donnera une belle valeur ajoutée.  La femme est prise par tous côtés; si son employeur ne respecte pas les closes du contrat, elle sera dans la nécessité de mettre un terme à sa relation et à son job.

Si tu n'es pas obéissante, je te retire le collier et la fiche de paye qui va avec! De Villepin devrait s'en servir pour défendre le CPE

 (http://www.libe.com/page.php?Article=355212)

D’ailleurs si elle ne donne pas entière satisfaction, elle se retrouvera orpheline comme Médor qu’on laisse sur le bord de l’autoroute à la veille de grandes vacances.

L’abus de pouvoir peut avoir lieu, mais dans la sphère privée. Entre toi et moi. Pas entre toi, moi et la Loi.


 

Il y a eu de vives réactions sur un forum de ce chat. Une certaine intervenante s’est presque offusquée que l’on puisse s’interroger sur l’intégrité d’une telle relation.

Extrait : « Je pense que si il y a proposition, c’est parce qu’il y a demande (…) Elle peut même parfois avoir le sentiment d’apporter quelque chose à celui qui ‘paie’, et faire ainsi une sorte de commerce équitable(c’est à la mode) » 

Une question me taraude...Est-ce aux normes Max Havelaar ???

 http://www.maxhavelaarfrance.org/

 

                                         http://www.absolutestockphoto.com/photo_24451.html

mardi, 14 février 2006

Cannibalisme

Mange

Moi

Croque

Moi

Avale

Moi

Je t'en supplie ....
Fais de moi qu’unebouchée

 

 

 

Mes lèvres comme

 

 

amuse-gueule

 

 

 

Mes seins comme

 

 

gueuleton

 

 

 

Mes fesses comme

 

 

en-cas.

 

 

 

 

Et si tu as encore

 

 

 faim,

 

 

......

 

 

AVALE- MOI

 

 

 

(photo: Jennilaine)

 

 

 

 

TOUTE  CRUE !

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque je vois tes yeux pétiller de colère,
Que tes maxillaires se serrent,
Tes insicives mordent ta lèvre inférieure,
Et ta bouche frétiller,
Je sais que tu vas me manger.
Tu présentes ta main,
Comme autel de mon offrande.
Tes yeux me font comprendre que tu veux te repaître.
Mon premier geste, Oie blanche, est de ne pas comprendre ton appel.
Mais prédateur que tu es.
Tu me désignes comme ta proie préférée.
Et je plonge dans ton Get-apens.
Je suis encerclée par tes mains.
Menottée par ta faim.
Piègée par ton regard.
Victime consentante,
Je te tend ma main
Plus tard, tu auras ma bouche.
Tu choisis un beau morceau de chair,
Je sais que tu vas me croquer.
Tes dents s'enfoncent dans ma peau moelleuse,
Mes yeux de biche se perdent dans ceux de son chasseur
Ma main victime se ferme sur celle de son bourreau
Tes crocs s'enfoncent dans la chair,
Ma main sursaute de douleur,
Mais ne fuit pas.
Mon souffle se coupe
et étouffe mes cris.
Mes yeux se révulsent légèrement par la douleur exquise.
J'ai mal - Je ne fuis pas.
J'ai mal - Je reste là.
J'ai failli crier et alarmer l'assistance.
Je découvre en même temps, ma paume croquée et notre déjeuner.
Tu m'ouvres l'appétit lorsque tu m'avales.
"Manger de son semblable, c'est absorber une nourriture spécifique et, si l'on peut dire, idéale." (Rémy de Gourmont)
{ Illustration 1&2  de Joko - "Apologie du Cannibalisme" de Rémy de Gourmont (Ed.des 4 Mers) }

mardi, 24 janvier 2006

Ma prison de soie.

Botero.

 

Mon lit- Mon royaume.

Je ne veux pas te quitter.

Quitte à être attachée,

Ne me laisse pas te quitter,

Pour affronter ce monde glacial.

Mon lit-Mon royaume.

Fais moi Reine de nos paresses.

Réclame moi quelques caresses.

Je veux me fondre dans ton corps.

Epouser les plis de tes draps.

Mon lit....

Fais moi prisonnière.

Deviens ma cage douillette.

Et, c'est avec un morceau de drap que je m'accrocherai à tes pieds.

 

 

 

jeudi, 12 janvier 2006

Arrache coeur.

Christensen-Galerie Simonoff.

*

*

*

 

Arrache-moi le coeur,

Pour que je n'ai plus mal,

Arrache-moi la bouche,

Pour que je n'ai plus de venin,

Arrache-moi les yeux,

Pour ne plus avoir  de regard noir.

Arrache-moi  le coeur,

Mais ne te fais pas mal.

Il est gonflé d'épines,

Anciennes blessures, trop profondes pour guérir.

Il est tuméfié de tous les côtés,

Trop de coups reçus,

Espoirs déçus élevés en poignards,

Arrache-moi  et accroche-moi à toi.

 

 

Dans le noir...

Paul John Ballard.

C'est un soir, où l'on se rejoint dans le noir,

Il fait froid,

On se colle à soi-même,

A même la peau,

C'est un soir, où l'on ferme les yeux,

Tout doucement,

On sent la paume de sa main,

Délicatement,

S'appuyer sur l'aine,

Puis,

Prendre le chemin,

Comme si de rien.

...Discrètement...

On caresse du bout des doigts,

On reprend son souffle,

On plonge dans un gouffre de frissons,

Les doigts sont instruments de plaisirs,

Chef d'orchestre du désir,

Ils nagent ...

Coulent,

Plongent,

S'immergent....

Et offrent la délivrance,

J o u i s s a n c e  in-attendue.

Degas

 

 

dimanche, 08 janvier 2006

Souvenirs.

 

L'Ode à ta queue,

 Pour Elle… Pour ce qu’elle me fait…

 

L’anacrouse de la braguette commence par les

 

craquements de l’éclair,

 

 

 Ce sont mes papilles qui se réveillent,

Lorsque mes yeux s’émerveillent,

 

 

 Après le chant de l’ouverture,

C’est au crissement de coton,

 

De donner le ton,

 

Et là, Silencieusement,

 

Elle jaillit, Sans crier garde,

 

Au garde à Vous, Magnifique hampe,

 

 Rigide comme, Une tige de Bambou,

 

 Et s’il faut que je rampe,

 

Pour connaître ton goût, Je serai ta vamp,

 

 Tu respires le désir,

 

 

 Et c’est en moi, Que je veux que tu

vives,

 

C’est à genoux, Que je chanterai ta prière.

 

 C’est à genoux,

Que je te goûterai,

Du bout de la langue.

 

 

 Arrête de me mettre l’eau à la bouche,

 

Inonde-moi la gorge,

Enfonce-toi dans ma poitrine,

 

Tu sèmes la vie,

en moi.

 

C'est un jubilé de désir....

 

 

 

 

Une histoire de regard.......

A Monsieur Sinclair,

 

Picabia


Mais que se disent-ils, Nos yeux,

 Quel langage parlent-ils, Nos yeux,

Quel chant chantent-ils, Mes yeux,

Quels mots disent-ils, Vos yeux,

 C’est une histoire de regard,

 Juste le miroir de nos âmes,

Je me réfugie dans vos paumes, Monsieur, vous m’accueillez, Jusqu’à l’aube.

 Je ne suis plus cette jeune femme, Aux yeux poignards,

Ils s’adoucissent et deviennent aimants,

Non, nous ne jouons pas, L’âme-ment.

Ce sont des larmes qui coulent,

 Point de souffrance, Juste l’offrande, De perles de pluie de pays où il ne pleut pas.

 Moment qui reste mystère, Personne ne peut savoir,

Seuls nos yeux connaissent l’histoire …

Edward Munch


 

samedi, 07 janvier 2006

T'es toi.

john Wiliie.
Je me tais...
C'est à toi de parler,
Je me hais,
C'est à toi de l'extirper,
Tout ce mal,
Qui me ronge,
Tous ces mâles,
Qui sont passés avant toi,
Exorcise leur souvenirs.
Je me tais...
Ma bouche se ferme,
Pour ne plus vomir,
Son dégoût,
Mes yeux te parlent,
Le désir les hante,
Mon corps,
se retrouve dans l'attente.
Je me tais...
Trop d'acidité,
inonde ma bouche,
Je veux me taire,
Me laisser faire.
Je veux me taire,
Juste pour être.
Je veux me taire,
Ne plus être maitre.
Je veux me taire,
Fais moi naitre,
Je veux me taire.....
Je veux me terre.....

mardi, 03 janvier 2006

SM = Super-menteur pour les intimes.

Super-Menteur.
Il était une fois,
Un homme qui se prenait pour un Marquis.
Il n'avait que l'habit.
Son minois ressemblait plus à une vieille folle qu'à celle d'un Dom.
Il  faisait croire aux innoncentes que soumission rimait avec souffrance.
Que l'humilité allait avec humiliation.( Pas celle qui extériorise la douleur que l'on a en soi. Mais celle qui brise les rêves des demoiselles. )
Il était une fois,
Un homme qui fourrait sa domination dans sa séduction. 
Quand on le regarde avec les yeux de la lucidité.
Le bellâtre ressemble plus à un cafard qu'à un Dominant.
Il était une fois,
Un pauvre monsieur,
Qui n'avait que ses beaux yeux,
bourrés de pitié,
pour nous susciter de la con-passion.
Il était une fois,
Un merdeux,
Qui pensait que les clubs étaient des cours de récrés.
Pour  montrer son nouveau joujou déniché,
Qu'il piétine, ensuite, avec fierté.
Il était une fois,
Un pauvre qui fouettait,
des croupes appétissantes,
mais qui rêvait de s'en prendre plein le fion.
Ma foi,
La soumission le hante.
Bonne année tout petit monsieur.

 

 

 

 

Illustration de : Laurel.

 

Nota Bene : Seuls les cierges de Lourdes peuvent avoir un effet (Encore faut-il croire aux miracles)

*** Je veux être une Maiko ***

Une geisha n'est pas une prostituée et ne le sera jamais. Il faut quinze minutes à une hôtesse de bar pour apprendre à s'asseoir sur un tabouret ; des années à une maïko pour être digne d'apparaître en société.
Eric Martin/Le Figaro Magazine
Je veux être une Maiko,
Objet de la délicatesse absolue,
Rêve masculin éternel,
Je veux être une Maiko,
Esthétisme
Aux règles et moeurs qui ne sont plus connus,
Atteindre cet absolu.
Je veux être une Maiko...
Apprendre à :
Bouger
Parler
Chanter
Manger
Marcher
Converser
Charmer
S'incliner
S'orner
Rêver
Faire rêver
Inspirer.
Devenir:
Patiente,
Gracile,
Gracieuse,
Cygne,
Fleur,
Oeuvre,
Jamais pieuvre,
Désir,
Flexible,
In-accessible,
Muse.
Je veux être une Maiko...
*
*
*
*
Petit voyage avec  Le Figaro :
                              http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/genimprime?cle=200... 

== A la reconquête de son corps ==

 

 

Picabia

 

 

On offre son corps à l'autre.

Il devient terrain de jeux,

Mais pas du  je.

Il se fait Far-west,

Prêt à être conquis.

Il devient l'embarcadère,

Des émotions.

Il est à l'image,

D'un oasis, refuge des plus belles hallucinations.

Puis, un jour, il n'est plus qu'un terrain vague.

Il a fermé ses frontières.

Il ne veut plus être piétiné.

Il regagne sa souverainneté.

C'est là, que le "je" commence.

Il se fait conquérant de sa terre natale.

Anneaux mis par sous-mission,

Cercle de métal transperçant la peau.

Ils étaient de trop.

Le temps a permis, aux boules de chair couleur saumon de redevenir vierges.

Et c'est par un désir de liberté qu'ils sont à nouveau piercés.

 

mardi, 20 décembre 2005

La Baie Déesse aime chasser le poil

Un vent de panique souffle sur la planète Dédé-sm : la soumise est-elle poilue ?

Entre les questions de routine comme :

- Vous êtes soumise depuis toujours  ? (J'suis née avec...)

-  Vos pratiques ? (Des moins pratiques  au franchement athlétiques)

-  Bla-bla-bli… et bla-bla-bla…. 

Puis, vient le moment de la fatidique question qui turlupine le cerveau de certains : Etes-vous épilée ??

 

                   Photo : Jan Saudek

                                                

Au départ, j’en restais sans voix, ne comprenant pas comment on pouvait se permettre de poser ce genre de question à une parfaite inconnue. Réaction naturelle, je ne saisissais pas l’intérêt et l’enjeu de la réponse. 

Hypothèses :

-Soit, ils sont tous trichophobes. Et cela relève du domaine médical.

-Soit, ils ont le cerveau pollué par l’image de la femme donnée par le septième art de la queue. (Hypothèse soumise par un de mes interlocuteurs ne faisant pas partie du lot.)

[NDRL :Cela aussi, relève du domaine médical]


 

Il y a quelques semaines, je rencontre un homme dominateur sur une boite à parole-sm. Je  lis  son profil : Homme intellectuel, brillant, cérébral.. etc. Puis, je l’ai au téléphone ; là il me parle de son métier, il est journaliste, on parle de voyage, d ‘écriture.. Il me propose de se voir, spontanément j’accepte. Il ne s’agit que d’une rencontre avec un homme qui a l’air charmant. Nous allons donc boire un verre, nous discutons, nous parlons bdsm, (Je me dis, pour le moment, Tout  va bien) Il me raccompagne en tout bien tout honneur,  et là.. Croyez-le ou non, il me regarde dans les yeux et me demande: 

   - T'es épilée ???                                                       

J’ai hésité entre vomir et éclater de rire.

J’ai préféré rentrer chez moi, la bouche propre, et la brise entre mon entrejambe.

 


 

Clémentine Delait

(1865-1939)

Alias : "La femme à barbe"

 

 

Et pour bientôt.....

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Dis...

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T'avales...?

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Ou tu recraches ????
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Photos de Michael Stipe - chanteur (REM) - pour la campagne Oxfam pour le commerce équitable : le lait.



 
 Nota Bene: Je ne milite pas pour le P.O.I.L.
 
 
 

dimanche, 18 décembre 2005

Rêve pieu.

Sans rien dire,
Je vais m'approcher,
D'un pas lancinant,
Pour mieux m'accrocher,
A cette hampe pendante.
Ma bouche dégouline de désir,
De toute sa béance,
Elle t'aspire,
Et arrache ta délivrance.
Je ne suis qu'un orifice,
Un foyer chaleureux,
Faisant l'office,
De  tes voeux pieux.
Après m'être faite sangsue,
Je le vois dans tes yeux,
Tu as mue,
Homme bienheureux,
Et c'est toute nue,
Que tu me traines,
Jusqu'au pieu.
La bouche encore pleine,
Les yeux jubilants,
Je sais que tu m'aimes,
Quand tu me rentres dedans.
(Photo Jan Saudek)

vendredi, 16 décembre 2005

Feu de joie de ma naïveté.

Il avait réussi à me foutre la boule au ventre

Et à faire battre mon coeur à la folie

Je l'ai laissé rentrer dans mon antre

Je me rends compte qu'il n'était qu'un petit

J'ai de l'amertume à revendre

Reproche trop entendu

Pourtant, on l'a cultive avec aisance

Je redeviens sauvage et perdue.

Je t'en veux, j'y ai tellement cru.

Je m'en veux, à brûler mon innocence.

 

Sorrow - Van Gogh.

[ Cette lithographie m'a été offerte, il y a plus de dix ans. Je dors toujours près d'elle...]

Le dom in o.

Si l'on fréquente les sites bdsm français;  on se rend bien compte, que les hommes voguant sur ces ondes, correspondent  (presque  tous) à des portrait-robots.

Je ne parle pas des hommes d'esprit, honnêtes et vrais. Ils sont une minorité.

Pour le reste :

-Il y a les "maitraillons" comme l'expose si bien, B&B ( Cette dame a un joli site : Rue Bricabrac)

Je les vois plus comme des maitre-haillons, sans aucune classe. Et le comble de tout, ils pensent qu'ils peuvent, eux, de vrais cochons, parler et donner une certaine éducation.

-Il y a aussi, les hommes, qui se cherchent une identité. Ils s'imaginent que jouer au Dom In O, va reconstruire leur égo. Un déguisement, on aura beau  coller à la peau, il ne sera qu'un vulgaire oripeau.

C'est à vous, fantasmeurs, trouillards, brutes, que je chante votre gloire. Vous êtes les pin-ups (avec la grâce en moins) de ces alcôves virtuelles.

********* Merci**********

dimanche, 11 décembre 2005

Plus de Barbare à l'horizon...

Plus de Barbare à l'horizon...

Lisse, doux, blanc,

Mon corps se fait Sibérie,

Un vide infini.

Celui qui,

D'antan était terre conquise,

Ressemble à un desert.

Ancienne héroïne à sacrilège,

redevenue bout de chair vierge.

Il rêve en ce début d'hiver,

D'une sérénade jouée,

A même le corps,                                                       

Pour revivre son sort.

Portrait de Femme - Francis Picabia.

dimanche, 20 novembre 2005

Hotel Iris de Yoko Ogawa.

Yoko Ogawa est une écrivaine que j'aime énormément.

J'ai pris à la bibliothèque un de ses romans "Hotel Iris"  .

J'ai été très surprise.

Il s'agit de l'histoire d'une très jeune femme travaillant dans l'hotel familial et d'un vieux monsieur traducteur vivant sur une île.

La rencontre est fabuleuse. Un soir à l'hotel, une femme sort précipitemment de sa chambre, en insultant l'homme qui l'accompagnait .

La réaction de l'homme: "Tais toi putain"

Mari se dit qu'elle n'avait jamais entendu un ordre résonner d'une manière aussi belle. Il en émanait un sang-froid, majesté et conviction(...)

Ils se voient de nouveau mais entreprennent une relation comme j'aime.

Lorsqu'ils sont ensemble en public, il est prévenant et doux. Mais dès qu'ils se retrouvent chez lui, sur l'île, il donne le ton. C'est lui qui décide et qui donne les ordres.

Il n'est pas essentiel de lire de la littérature dite sm ou bdsm pour lire la magie de ses rapports.

Pour vous mettre l'eau à la bouche...

" Ce jour-là, le traducteur m'ordonne de lui mettre des chaussettes(...)

C'était la première fois que je voyais ses pieds nus. Et pas seulement ses pieds. Jusqu'alors, je n'avais jamais rien vu de ce qui était dissimulé sous ses vêtements. Les battements de mon coeur se précipitèrent à la seule pensée que mes lèvres allaient le toucher à cet endroit.(...)

Seules mes lèvres étaient en contact avec lui. Il était en veston sur le lit et j'étais complètement nue, à quatre pattes. J'eus néanmoins le sentiment d'un étreinte complète"

 

Cette note est dédiée à une de mes correspondantes avec qui j'ai parlé de littérature "bdsm" cette semaine à qui je conseille vivement ce livre.

lundi, 17 octobre 2005

Les coups du mâle

Je veux avoir mal,

J'ai envie de sortir de mon corps,

Je veux crier de toutes mes pores,

Pourtant je le hais, ce mâle,

Celui qui me bat,

Celui qui m'abat,

Il me fouette jusqu'à la chair,

Il me jette dans ces abysses,

Celles dont on a peur de revenir,

Celles dont on craint de repartir,

Envoyez moi en Enfer,

Je pleure sur ces Fers,

Ceux que je ne porterai jamais,

Je ne suis esclave,

Que de mon mal,

Battez -moi,

Si vous voulez entendre mes râles,

Mais sachez que je ne pleure pas de vos coups,

 

Je chagrine,

Et ce fou,

Croit que mes perles à genoux,

sont pour lui,

 

Pauvre rapine,

Si je pleure,

Ce ne sera jamais pour tes coups,

Mais pour en avoir tout mon soûl....

jeudi, 22 septembre 2005

Le Mal est le Bien...

La voix de la vérité : The Shadock !
 Si ça fait mal, c'est que ça fait du bien !!